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Les infirmières du Québec réclament le pouvoir de prescrire

Le 29 novembre 2011 à l’Assemblée nationale, l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) a fait entendre sa position concernant le projet de loi sur la pharmacie. La présidente de l’Ordre, Gyslaine Desrosiers, a profité de cette tribune pour réclamer le droit de prescrire aux infirmières, afin d’améliorer l’accès et les services pour les citoyens au réseau public de santé.

15 décembre 2011
Gyslaine Desrosiers

En guise d’exemples, les infirmières devraient notamment pouvoir :
- prescrire et ajuster les contraceptifs hormonaux et autres médicaments à caractère préventif ;
- prescrire les médicaments reliés au traitement de plaies ;
- prescrire l’ajustement des anticoagulants ou autres médicaments selon un résultat de laboratoire ;
- initier les mesures diagnostiques aux urgences.

Cela fait dix ans que les infirmières tentent de réduire le temps d’attente dans les urgences en demandant, par exemple, le pouvoir de prescrire une radiographie, un test de laboratoire ou d’amorcer un traitement pour les cas qu’elles peuvent évaluer. L’infirmière est l’experte du soin et des techniques d’administration des médicaments injectables. L’infirmière doit s’assurer de la compréhension et de la capacité du patient et de sa famille à s’injecter un médicament et à prévenir toute complication. Cela fait partie des standards de la pratique de la profession et l’objet de recherches dans toutes les facultés des sciences infirmières en Amérique du Nord.

« Les infirmières et infirmiers sont plus de 71 000 et peuvent faire la différence dans l’amélioration de la prestation des soins. L’administration des médicaments et leur usage approprié sont au cœur de la profession infirmière », a conclu Gyslaine Desrosiers.

Dossier de l’OIIQ : http://www.oiiq.org/lordre/dossiers...

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