Santé publique

Sécurité sanitaire : menaces sur les contrôles

24 avril 2011

Quand on veut à tout prix réduire les effectifs des services publics et que les solutions pour y parvenir sont improvisées, on risque d’aboutir à des situations extravagantes.

C’est ce qui a bien failli se passer en Bretagne, où une expérimentation prévoyait de déléguer aux abatteurs le tri des carcasses sortant de leurs propres abattoirs. Déjà, la Commission Européenne ne cesse de s’inquiéter des dégradations de l’Inspection sanitaire dans les abattoirs français. Le projet n’était pas fait pour les rassurer.

D’ailleurs, ses concepteurs s’interrogeaient dans un document de travail : "Comment présenter et faire accepter ce projet à la Commission Européenne ?" Heureusement, la Direction Générale de l’Alimentation a suspendu l’application du protocole.

Les syndicats d’inspecteurs vétérinaires ne sont qu’à moitié soulagés, eux qui dénoncent sans relâche les entorses à la sécurité sanitaire découlant des diminutions d’effectifs. Il faudra bien faire des choix :
- moins d’agents dans les abattoirs, au risque de laisser passer des carcasses impropres à la consommation ?
- ou moins d’agents pour inspecter les commerces et les restaurants, au risque de voir se renouveler des drames tels que celui du Quick d’Avignon ?

Le rapport d’inspection établi après le décès du jeune client, en janvier 2011, a relevé plusieurs non-conformités majeures (vétusté, absence de lave-mains en zone de préparation, personnel non formé).

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