Droit des femmes et des adolescentes mineures

14 octobre 2012

Communiqué du 08.10.12 du SNICS

Des signes posi­tifs en faveur de l’amé­lio­ra­tion des droits des femmes et en par­ti­cu­lier de la contra­cep­tion des ado­les­cen­tes mineu­res ont été annon­cés par Najat Vallaud-Belkacem, la Ministre des droits des femmes, le 1er octo­bre 2012.

Elle confirme l’impor­tance de la mobi­li­sa­tion de l’Etat et en par­ti­cu­lier de l’Education natio­nale pour mieux accom­pa­gner les ado­les­cen­tes mineu­res vers leur auto­no­mie dans le domaine de la sexua­lité.

Concernant la contra­cep­tion, depuis les années 2000, les infir­miè­res de l’Education natio­nale ont vu leur capa­cité à pres­crire se ren­for­cer. En effet à la loi du 13 décem­bre 2000 rela­tive à leur pos­si­bi­lité de déli­vrer la contra­cep­tion d’urgence chez les ado­les­cen­tes, s’est ajou­tée tout récem­ment dans la loi, la pos­si­bi­lité de renou­ve­ler sous cer­tai­nes condi­tions les contra­cep­tifs oraux de moins d’un an.

Etant donné les chif­fres préoc­cu­pants de gros­ses­ses non dési­rées et d’IVG chez les ado­les­cen­tes mineu­res, rap­pe­lés par la Ministre, nous sou­hai­te­rions pou­voir mettre en œuvre dès que pos­si­ble ce que nous consi­dé­rons comme une amé­lio­ra­tion sen­si­ble de l’accom­pa­gne­ment des ado­les­cen­tes vers une contra­cep­tion réus­sie. Les infir­miè­res de l’Education natio­nale sont en attente des cir­cu­lai­res d’appli­ca­tion du Ministère de la Santé.

Ce ren­for­ce­ment de nos mis­sions est lié à la spé­ci­fi­cité du soin infir­mier dans le sec­teur éducatif et à notre pré­sence au quo­ti­dien auprès des ado­les­cents dans les établissements du second degré. Ce lieu de confi­den­tia­lité que repré­sente l’infir­me­rie permet d’appor­ter des répon­ses aux besoins et deman­des de santé des ado­les­cents, notam­ment dans le domaine de la sexua­lité.

En outre, cette proxi­mité au quo­ti­dien permet, aux ado­les­cen­tes, quel que soit le lieu de rési­dence, de béné­fi­cier de la réponse et du suivi d’une infir­mière.

Pour com­plé­ter cette évolution, un ren­for­ce­ment de l’éducation à la santé et à la sexua­lité dans les établissements sco­lai­res nous semble néces­saire. Cependant, il nous paraît essen­tiel de dis­tin­guer ce qui relève de l’infor­ma­tion, qui peut être assuré par un par­te­na­riat exté­rieur, et ce qui relève de l’éducation à la santé qui sup­pose un pro­ces­sus de matu­ra­tion, de suivi, d’accom­pa­gne­ment à mettre en œuvre au quo­ti­dien dans les établissements sco­lai­res par les équipes éducatives.

Alors oui à la Ministre des droits des femmes pour mobi­li­ser l’Etat et mobi­li­ser plus encore et sans tarder les infir­mier(e)s de l’Education natio­nale, pré­sent(e)s chaque jour auprès de ces élèves mineu­res.


Communiqué du 08.10.12 du SNICS


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