Don de ses jours de repos à un collègue

6 juin 2015

Au même titre que les salariés du privé, les fonctionnaires peuvent désormais eux aussi faire don de jours à un collègue, parent d’un enfant gravement malade.

Fonction publi­que d’État, ter­ri­to­riale et hos­pi­ta­lière : un agent public peut désor­mais faire don de ses jours de repos à un col­lè­gue, parent d’un enfant gra­ve­ment malade. Un décret a été publié en ce sens au Journal offi­ciel du ven­dredi 29 mai 2015.

Un agent peut donc, à sa demande, renon­cer ano­ny­me­ment et sans contre­par­tie à tout ou à une partie de ses congés au béné­fice d’un autre agent ayant le même employeur dès lors que ce col­lè­gue assume la charge d’un enfant de moins de 20 ans gra­ve­ment malade.

Ce don peut être fait jusqu’au 31 décem­bre de l’année au cours de laquelle les jours de repos sont acquis, à l’excep­tion des jours épargnés sur un compte épargne-temps qui peu­vent être donnés à tout moment. Attention, cer­tains jours comme les jours de repos com­pen­sa­teur et les jours boni­fiés ne peu­vent pas être « donnés » dans ce cadre.

Pour sa part, l’agent qui sou­haite béné­fi­cier de ce type d’action doit en faire une demande écrite auprès de son ser­vice ges­tion­naire, cette demande étant accom­pa­gnée d’un cer­ti­fi­cat médi­cal. La durée du congé dont l’agent peut béné­fi­cier à ce titre est limi­tée à 90 jours par enfant et par année civile. Ce type de congé peut être frac­tionné (à la demande du méde­cin qui suit l’enfant malade). L’agent ayant obtenu ce congé a droit au main­tien de sa rému­né­ra­tion pen­dant cette période d’absence.

Ce décret fait suite à la loi per­met­tant le don de jours de repos à un parent d’un enfant gra­ve­ment malade publiée au Journal offi­ciel du samedi 10 mai 2014.

Partager l'article
     



Rechercher sur le site


Dialoguer avec nous sur Facebook
Nous suivre sur Twitter
Nous suivre sur LinkedIn
Suivre notre Flux RSS

Infirmières en accès direct : un tournant pour les patients

L’accès aux soins ne se décrète pas. Il se construit, acte après acte, compétence après (…)

Alex Pretti : quand un infirmier est abattu, c’est l’État de droit qui vacille

Alex Pretti avait 37 ans. Infirmier de réanimation au Minneapolis VA Health Care System, il est (…)

Fatigue des soignants : sans ratios infirmiers, aucune organisation ne tient

La fatigue n’est pas un « inconfort » du travail hospitalier. C’est un facteur de risque. Pour (…)

Former aujourd’hui ou fermer demain : la baisse des quotas IFSI menace l’accès aux soins

À l’aube de la rentrée 2026, une décision de portée pourtant décisive pour l’avenir de la santé (…)

Urgences 2026 : la crise n’est pas un “pic d’hiver”, c’est un système sans marges

En janvier 2026, la France redécouvre une scène devenue banale : des urgences saturées, des (…)

Le rayonnement international du SNPI : un levier stratégique pour la qualité des soins en France

Pénurie infirmière, dégradation des conditions d’exercice, difficultés d’accès aux soins : ces (…)