Les revendications du SNPI CFE-CGC

19 octobre 2011

Le Syndicat National des Professionnels Infirmiers SNPI CFE-CGC se bat régu­liè­re­ment pour :
 une véri­ta­ble reconnais­sance uni­ver­si­taire LMD (licence pour les IDE, master pour les infir­miè­res spé­cia­li­sées) avec un ensei­gne­ment pro­fes­sion­nel du cœur de métier, comme dans les autres pays de l’Union Européenne
 une reva­lo­ri­sa­tion du salaire net du per­son­nel infir­mier (notre perte de pou­voir d’achat est de 21,6 % depuis 2001) avec une véri­ta­ble caté­go­rie A pour tous, sans chan­tage à la retraite
 une juste rému­né­ra­tion des contrain­tes, com­pa­ra­ble aux métiers du com­merce et des ser­vi­ces (qui sont payés double les diman­ches et fériés), et qui ne doi­vent pas se conten­ter d’un euro par heure de nuit !
 une reconnais­sance de la péni­bi­lité de notre pro­fes­sion (seconde car­rière, départ avancé à la retraite)
 le recen­trage de notre acti­vité sur les soins : avoir plus de temps à consa­crer aux patients, en rédui­sant les taches admi­nis­tra­ti­ves et la ges­tion du télé­phone,
 la reconnais­sance des infir­miè­res cli­ni­cien­nes, de l’exper­tise acquise par des DU (Diplômes Universitaires) ou en for­ma­tion conti­nue.

Ce n’est que lors­que la pro­fes­sion infir­mière sera reconnue à hau­teur de ses com­pé­ten­ces et de ses res­pon­sa­bi­li­tés qu’elle rede­vien­dra attrac­tive, et que l’admi­nis­tra­tion arri­vera à fidé­li­ser le per­son­nel en poste (la durée de vie pro­fes­sion­nelle d’une IDE est de 12 ans).

Aux élections, pour voter infir­mier, je vote CFE-CGC !

Dans les ser­vi­ces, nous n’y arri­vons plus : sous-effec­tif, non rem­pla­ce­ment des absen­ces, aug­men­ta­tion de la charge de tra­vail, glis­se­ment de tâches, mobi­lité, etc.

Notre vie privée est per­tur­bée par le non res­pect des plan­nings, la flexi­bi­lité des horai­res, les appels télé­pho­ni­ques au domi­cile pour rem­pla­cer, la grande équipe impo­sée, etc.

Les for­ma­tions sont refu­sées d’entrée, ou bien sup­pri­mées au der­nier moment faute d’effec­tif.

En 2001, le SMIC était de 1012 euros, alors que le salaire de début de car­rière d’une infir­mière était de 1316 euros. Depuis, on assiste à un tas­se­ment des grilles indi­ciai­res. En salaire net, une aide-soi­gnante en fin car­rière (échelle 6, indice 416) gagne autant qu’un jeune cadre de santé (échelon 2, indice 416) ! Les clas­ses moyen­nes béné­fi­cient rare­ment d’aides socia­les, et doi­vent tout payer plein pot : trop riche pour être aidé, trop pauvre pour être aisé !

Nous refu­sons la remise en cause de la pro­mo­tion pro­fes­sion­nelle. L’accès à la for­ma­tion doit rester un droit pour tous : l’ascen­seur social doit être pré­servé.
Alors que l’on manque d’infir­miè­res par­tout, il n’est pas normal que des aides soi­gnants qui ont réussi le concours d’entrée en IFSI ne soient pas pris en charge. Quel AS peut renon­cer à son salaire pen­dant trois ans pour se former ? Ce n’est pas une dépense, mais un inves­tis­se­ment pour l’établissement.

Le SNPI CFE-CGC repré­sente les infir­miè­res sala­riées (cli­ni­ques, sec­teur privé non lucra­tif, sec­teur public, santé au tra­vail, etc.).
Son Secrétaire Général siège au :
 HCPP Haut Conseil des Professions Paramédicales,
 CSFPH Conseil Supérieur de la Fonction Publique Hospitalière,
 ONEM Observatoire National des Emplois et Métiers de la FPH

Du fait de sa repré­sen­ta­ti­vité, le SNPI CFE-CGC est pré­sent dans tous les grou­pes de tra­vail (réin­gé­nie­rie des for­ma­tions, condi­tions de tra­vail, etc.) et com­mis­sion de suivi du minis­tère et des ARS (reconnais­sance uni­ver­si­taire LMD, RTT, pro­to­co­les sala­riaux, etc.).

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