5 novembre : les infirmières mobilisées pour leurs droits et la santé de tous !

5 novembre : les infirmières mobilisées

4 novembre 2026

Salaires, effec­tifs, condi­tions de tra­vail, pro­tec­tion sociale : le SNPI-CFE-CGC appelle les pro­fes­sion­nels infir­miers à rejoin­dre la mobi­li­sa­tion natio­nale du jeudi 5 novem­bre. Derrière les économies bud­gé­tai­res, ce sont aussi la qua­lité des soins et la sécu­rité des patients qui sont mena­cées.

On ne peut pas deman­der aux infir­miè­res de soi­gner tou­jours plus de patients, avec tou­jours moins de moyens, tout en leur expli­quant qu’il faut encore faire des économies !

Le 5 novem­bre, les orga­ni­sa­tions syn­di­ca­les se mobi­li­sent pour défen­dre le pou­voir d’achat, les salai­res, les pen­sions, l’emploi et les ser­vi­ces publics, face aux res­tric­tions bud­gé­tai­res annon­cées. Pour les infir­miè­res, ces reven­di­ca­tions pren­nent une dimen­sion par­ti­cu­lière.

Reconnaître les com­pé­ten­ces et les res­pon­sa­bi­li­tés

Les infir­miè­res fran­çai­ses res­tent insuf­fi­sam­ment rému­né­rées au regard de leurs qua­li­fi­ca­tions et de leurs contrain­tes pro­fes­sion­nel­les. Dans les pays de l’OCDE, les infir­miers hos­pi­ta­liers gagnent en moyenne envi­ron 20 % de plus que le salaire moyen natio­nal. En France, leur rému­né­ra­tion se situe autour de cette moyenne.

Travail de nuit, diman­ches et jours fériés, rap­pels sur repos, congés frac­tion­nés : ces contrain­tes doi­vent être reconnues. La CFE-CGC rap­pelle également que les aug­men­ta­tions sala­ria­les ne doi­vent pas conduire à écraser les grilles, effa­cer l’ancien­neté ou déva­lo­ri­ser les qua­li­fi­ca­tions.

Des effec­tifs pour garan­tir la sécu­rité des soins

Les sous-effec­tifs ne sont pas une économie : ils met­tent les patients en danger. Soins retar­dés ou man­qués, sur­veillance insuf­fi­sante, épuisement pro­fes­sion­nel : les consé­quen­ces sont docu­men­tées.

Le SNPI exige l’appli­ca­tion effec­tive de la loi sur les ratios soi­gnants/patients, avec des effec­tifs réel­le­ment pré­sents, adap­tés à la charge en soins.

Il faut également reconnaî­tre les nou­vel­les com­pé­ten­ces infir­miè­res, notam­ment la consul­ta­tion, le diag­nos­tic et la pres­crip­tion, en don­nant aux pro­fes­sion­nels les moyens de les exer­cer.

Refuser les économies au détri­ment des plus vul­né­ra­bles

Les res­tric­tions bud­gé­tai­res frap­pent d’abord ceux qui ont le plus besoin de soli­da­rité : per­son­nes âgées, han­di­ca­pées, mala­des chro­ni­ques, famil­les modes­tes.

Réduire les moyens hos­pi­ta­liers, fra­gi­li­ser les soins à domi­cile ou aug­men­ter le reste à charge, c’est aggra­ver les iné­ga­li­tés de santé. Les économies immé­dia­tes peu­vent se tra­duire demain par davan­tage de com­pli­ca­tions, d’hos­pi­ta­li­sa­tions et de souf­fran­ces évitables.

La santé n’est pas une varia­ble d’ajus­te­ment bud­gé­taire. C’est un inves­tis­se­ment humain et col­lec­tif.

Le 5 novem­bre, mobi­li­sons-nous !

Le SNPI-CFE-CGC appelle les infir­miè­res et infir­miers du public, du privé, du médico-social et de la santé au tra­vail à rejoin­dre les mobi­li­sa­tions orga­ni­sées dans les ter­ri­toi­res.

Nous deman­dons des rému­né­ra­tions dignes de nos res­pon­sa­bi­li­tés, des effec­tifs garan­tis­sant des soins sûrs, des condi­tions de tra­vail pro­tec­tri­ces et un finan­ce­ment de la santé à la hau­teur des besoins de la popu­la­tion.

Nous ne nous mobi­li­sons pas seu­le­ment pour notre pro­fes­sion. Nous nous mobi­li­sons pour les patients, pour les plus vul­né­ra­bles et pour l’avenir de notre sys­tème de santé.

Le 5 novem­bre, fai­sons enten­dre notre voix !

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