Infirmières sous-payées en sous-effectif
28 septembre 2026
Alerte ! Combien de temps peut-on demander aux infirmières de compenser, par leur engagement, ce que l’hôpital ne leur donne plus en salaire et en effectifs ? Demain, nous serons nombreux à participer à la mobilisation unitaire de la Fonction publique.
Pas seulement pour défendre une fiche de paie. Mais parce qu’à l’hôpital, pouvoir d’achat, attractivité, effectifs et sécurité des patients sont devenus indissociables.
Depuis 2010, le point d’indice n’a progressé que de 6 %, quand les prix ont augmenté d’environ 28 %. Et les dépenses du quotidien ont couru encore plus vite : plus de 40 % pour l’alimentation, près de 70 % pour l’énergie.
Pendant ce temps, dans les services, la tension sur les effectifs oblige trop souvent les infirmières à prendre en charge un nombre de patients qui est le double des normes internationales.
Cette double pression finit par produire exactement l’inverse de ce dont l’hôpital a besoin. On peine à recruter. On peine à fidéliser. Celles qui restent prennent davantage de patients. Elles s’épuisent à leur tour. 60.000 postes infirmiers vacants ! Le sous-effectif fabrique du sous-effectif.
Et au bout de cette chaîne, il y a toujours un patient. Un patient qui attend plus longtemps. Une surveillance réalisée plus tard. Une prévention reportée. Un échange écourté. Parfois un soin qui ne peut être réalisé comme il devrait l’être. Des patients meurent faute de ratios patients/soignants adaptés !
C’est pourquoi la mobilisation de demain dépasse la seule question salariale. Nous devons pouvoir vivre correctement de notre travail ET disposer du temps nécessaire pour soigner correctement.
Dans l’article ci-dessous, le SNPI CFE-CGC analyse quinze années de décrochage du point d’indice, ce qu’elles représentent réellement pour une infirmière hospitalière, et sur cette autre urgence : des ratios pour enfin garantir des effectifs infirmiers adaptés au nombre et aux besoins des patients.
📢 Demain, mobilisons-nous.
Défendre les conditions de travail des soignants, c’est aussi défendre les conditions de soins des patients.