Etude d’impact économique : un CHU enrichit sa région

10 février 2017

Comme quoi la santé n’est pas une dépense, mais un investissement direct dans l’économie ! Alors pourquoi un ONDAM qui étrangle l’hôpital, se demande le syndicat des infirmiers SNPI ?

Après Nice et Limoges, c’est au tour du CHU de Saint-Etienne de poin­ter les retom­bées posi­ti­ves de son acti­vité pour chan­ger le regard trop sou­vent porté sur l’hôpi­tal public "sous l’angle des dépen­ses". Selon l’étude d’impact lancée en 2016 avec la Chambre de Commerce et d’Industrie Lyon-Métropole, pour chaque euro dépensé par le CHU, 1,80 € est reversé dans l’économie. Le CHU est un éminent créa­teur d’emplois, y com­pris chez ses four­nis­seurs avec un impact social total de l’ordre de 13 350 équivalents temps-plein. Soit 2,3 fois le nombre de sala­riés du CHU. 61% de son budget de fonc­tion­ne­ment est ainsi cons­ti­tué par la rému­né­ra­tion du per­son­nel, soit près de 300 mil­lions d’euros.

De son coté, le grou­pe­ment des Hôpitaux uni­ver­si­tai­res du Grand Ouest (HUGO) pointe l’étendue des retom­bées économiques de son acti­vité sur le ter­ri­toire, dans le cadre d’une étude réa­li­sée en par­te­na­riat avec la cham­bre de com­merce et d’Industrie Nantes St-Nazaire. Chaque euro dépensé direc­te­ment par les CHU, entraîne le rever­se­ment de 2 euros dans l’économie locale. L’ana­lyse réa­li­sée porte sur les CHU d’Angers, Brest, Nantes, Rennes, Tours et le CHR d’Orléans, dans l’espace cons­ti­tué par les régions Bretagne, Centre-Val de Loire et Pays de la Loire. 
Les retom­bées direc­tes des CHU-CHR sur l’économie de leur dépar­te­ment cor­res­pon­dent à 66% en moyenne de leur budget et leur impact économique global pèse envi­ron deux fois plus que leurs dépen­ses de fonc­tion­ne­ment, rap­por­tent les conclu­sions de l’étude.

"Ces études nous mon­trent que même de son point de vu stric­te­ment comp­ta­ble, le minis­tère est com­plè­te­ment à coté de la plaque, avec ses plans d’économies qui étranglent les hôpi­taux" estime Thierry Amouroux, le Secrétaire Général du Syndicat National des Professionnels Infirmiers SNPI CFE-CGC. "Même en met­tant de coté l’apport qua­li­ta­tif sur la santé publi­que et l’amé­na­ge­ment du ter­ri­toire, leur déci­sion de voter un tel ONDAM 2017 n’a aucun sens. Les trois mil­liards d’économies sur les hôpi­taux vont sup­pri­mer 22.000 postes, mais également reti­rer méca­ni­que­ment le six mil­liards d’en l’économie locale".

Sources :
 Etude CHU ST Etienne
 Etude CHU Grand Ouest

Partager l'article
     



Rechercher sur le site


Dialoguer avec nous sur Facebook
Nous suivre sur Twitter
Nous suivre sur LinkedIn
Suivre notre Flux RSS

Violences contre les soignants : 21.000 agressions et les décrets de la loi de 2025 toujours attendus

À l’approche de la journée européenne de lutte contre les violences faites aux soignants, les (…)

Référentiels d’activités et de compétences 2026 : le socle du nouveau diplôme infirmier

La réforme de la formation infirmière, publiée au Journal officiel par l’arrêté du 20 février (…)

Cancer du sein et travail de nuit : la justice reconnait les risques pour les infirmières

Soigner la nuit est indispensable. Mais le système de santé protège-t-il vraiment celles qui (…)

Formation : à Parme, l’Europe prépare l’avenir de la profession infirmière (FINE 2026)

Vieillissement de la population, pénurie d’infirmières, maladies chroniques en hausse : l’Europe (…)

Prévention et parcours : la profession infirmière au cœur du premier recours

La prévention est aujourd’hui au cœur des discours publics. Pourtant, elle reste encore (…)

Arrêté formation infirmière 2026 : une réforme pour adapter les compétences

Pendant plus de quinze ans, la formation infirmière s’est appuyée sur le référentiel de 2009. Un (…)