Halte aux privilèges, à bas les dépassements d’honoraires !

5 novembre 2012

La revue Pratiques est profondément choquée par l’annonce de l’accord intervenu entre la sécurité sociale et les syndicats de médecins libéraux. Elle vous invite à partager la révolte de soignants et citoyens qui rejettent tout dépassement d’honoraires par les médecins ou autres professionnels de santé. Les soins ne sont pas une marchandise, les tarifs doivent être encadrés comme toute activité financée par la solidarité. Il en va de l’avenir de notre sécurité sociale

Pour l’abo­li­tion des pri­vi­lè­ges, pour un débat public sur la santé ouvert à l’ensem­ble des citoyens, signez la péti­tion !

Nous, soi­gnants et citoyens, sommes pro­fon­dé­ment indi­gnés de l’accord qui vient de légi­ti­mer le racket des mala­des par cer­tains méde­cins, dits de « sec­teur 2 », qui abu­sent sans ver­go­gne de patients en situa­tion de fai­blesse. Que ces méde­cins, « décom­plexés » osent publier leurs reve­nus !

Nous sommes encore plus indi­gnés que le budget de la sécu­rité sociale, soi-disant au fond du trou, mais aussi nos com­plé­men­tai­res santé, puis­sent, de quel­que manière que ce soit, par­ti­ci­per à les engrais­ser, sans aucune contre­par­tie de garan­tie de leurs com­pé­ten­ces, de leur indé­pen­dance, ni encore de main­tien ou de déve­lop­pe­ment de leurs connais­san­ces.

Nous sommes écœurés que des mil­liers de per­son­nes soient empê­chées d’accé­der aux soins du fait de la fai­blesse de leurs reve­nus, parce que la sécu­rité sociale rem­bourse de moins en moins les soins de base, mais aussi, faute de pou­voir obte­nir un rendez-vous dans cer­tai­nes spé­cia­li­tés, à un prix accep­ta­ble.

Nous sommes scan­da­li­sés, dans cette période de ser­rage géné­ral de cein­ture, par l’indé­cence qu’il y a à com­bler ainsi ceux qui sont déjà lar­ge­ment favo­ri­sés. Ils veu­lent tenir bou­ti­que ? Qu’ils sor­tent du cir­cuit de la sécu­rité sociale soli­daire qui assure actuel­le­ment leurs reve­nus. Les vrais libé­raux doi­vent assu­mer les ris­ques que pren­nent tous les mar­chands, mais qu’ils ces­sent de pomper l’argent public dont les citoyens modes­tes ont besoin pour se soi­gner. On les a beau­coup enten­dus dire qu’ils étaient moins bien payés que les plom­biers ou les coif­feu­ses. Alors, qu’ils chan­gent de métier !

Nous sommes pour boy­cot­ter les cabi­nets de ces libé­raux à dépas­se­ments « sans tact ni mesure... ». Choisissons des méde­cins de sec­teur 1. A défaut, pré­fé­rons le ser­vice public et allons, s’il le faut, engor­ger les urgen­ces. Ou encore, si, dans un monde libé­ral, le client est roi, allons les consul­ter et payons le prix normal de la consul­ta­tion. Marchandons ce prix en fonc­tion de notre satis­fac­tion, ils pour­ront tou­jours appe­ler à leur secours le conseil de l’ordre, la police des doc­teurs...

Puisque le gou­ver­ne­ment a peur des méde­cins – on se demande bien pour­quoi – sou­te­nons-le, en récla­mant un débat public sur l’état de notre sys­tème de santé, sur une juste rému­né­ra­tion des soi­gnants.

EXIGEONS UN DEBAT PARLEMENTAIRE, DIGNE D’UN GOUVERNEMENT DE GAUCHE

Pour signer :
http://www.pra­ti­ques.fr/Halte-aux-pri­vi­le­ges-a-bas-les.html

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