Bulletin sp ?cial du 6 octobre 2006

6 octobre 2006

Après l’Assemblée Nationale, le Sénat !

Le Sénat a adopté, jeudi 5 octo­bre 2006, en séance publi­que, la pro­po­si­tion de loi por­tant créa­tion d’un ordre natio­nal des infir­miers, qui avait déjà été voté par l’Assemblée Nationale le 13 juin.

A défaut de reconnais­sance sala­riale (voir l’aumone qui nous a été accor­dée lors des négo­cia­tions fonc­tion publi­que hos­pi­ta­lière) ou uni­ver­si­taire (la réforme LMD des pro­fes­sions de santé est au point mort depuis des mois), nous allons enfin bien­tôt avoir un ins­tru­ment de repré­sen­ta­tion de la pro­fes­sion pour faire enten­dre la voix des infir­miè­res !

La CFE-CGC est la seule confé­dé­ra­tion favo­ra­ble à la créa­tion de l’ordre infir­mier, comme anté­rieu­re­ment elle avait milité pour la créa­tion de l’ordre des kiné­si­thé­ra­peu­tes, car il est logi­que que les pro­fes­sions régle­men­tées dis­po­sent d’une struc­ture pro­fes­sion­nelle.

Loin de cons­ti­tuer une "démar­che cor­po­ra­tiste", la créa­tion de l’ordre dotera la pro­fes­sion d’une ins­tance capa­ble d’expri­mer une vision infir­mière de la poli­ti­que de santé.

L’exem­ple des nom­breux pays euro­péens dotés d’un ordre infir­mier est par­lant : de part sa for­ma­tion en santé publi­que, ses com­pé­ten­ces en pré­ven­tion, et son savoir-faire en éducation de la santé, l’infir­mière a beau­coup à appor­ter pour une meilleure prise en charge des besoins de santé de la popu­la­tion.

La struc­tu­ra­tion de l’ordre en trois col­lè­ges liés aux lieux d’exer­cice (public, privé, libé­ral), telle que le pré­voit le texte de loi, lui paraît néan­moins réduc­teur. La CFE-CGC sou­haite que les conseils régio­naux de l’Ordre soient dotés de trois col­lè­ges sup­plé­men­tai­res : un col­lège cadre, un col­lège santé men­tale et un col­lège des spé­cia­li­sés (IADE, IBODE, pué­ri­cultri­ces) afin de per­met­tre l’expres­sion des spé­ci­fi­ci­tés.

« Nous avons la chance de dis­po­ser d’un diplôme unique qui permet un exer­cice plu­riel, ne mas­quons pas ces spé­ci­fi­ci­tés qui font la richesse de notre pro­fes­sion, afin que chacun trouve sa place dans cette struc­ture fédé­ra­trice » estime Thierry Amouroux, le Président du Syndicat National des Professionnels Infirmiers (SNPI CFE-CGC).

La Fédération Santé Social CFE-CGC sera atten­tive à la rédac­tion des décrets d’appli­ca­tion de ce texte, et sou­haite que la mise en place effec­tive de l’Ordre infir­mier se fasse avant la fin de la man­da­ture.

Partager l'article
     



Rechercher sur le site


Dialoguer avec nous sur Facebook
Nous suivre sur Twitter
Nous suivre sur LinkedIn
Suivre notre Flux RSS

Protocoles de coopération : l’innovation clinique coincée dans le provisoire

Accélérer l’accès aux soins sans renoncer à la qualité : depuis 2019, les "protocoles de (…)

Infirmières en accès direct : un tournant pour les patients

L’accès aux soins ne se décrète pas. Il se construit, acte après acte, compétence après (…)

Alex Pretti : quand un infirmier est abattu, c’est l’État de droit qui vacille

Alex Pretti avait 37 ans. Infirmier de réanimation au Minneapolis VA Health Care System, il est (…)

Fatigue des soignants : sans ratios infirmiers, aucune organisation ne tient

La fatigue n’est pas un « inconfort » du travail hospitalier. C’est un facteur de risque. Pour (…)

Former aujourd’hui ou fermer demain : la baisse des quotas IFSI menace l’accès aux soins

À l’aube de la rentrée 2026, une décision de portée pourtant décisive pour l’avenir de la santé (…)

Urgences 2026 : la crise n’est pas un “pic d’hiver”, c’est un système sans marges

En janvier 2026, la France redécouvre une scène devenue banale : des urgences saturées, des (…)