Réforme des retraites : avis défavorable du CSFPH du 01.07.10

2 juillet 2010

Les orga­ni­sa­tions syn­di­ca­les siè­geant au Conseil supé­rieur de la fonc­tion publi­que hos­pi­ta­lière (CSFPH) ont rejeté una­ni­me­ment le 1er juillet 2010 le projet de loi por­tant réforme des retrai­tes. Le CSFPH a émis un avis défa­vo­ra­ble sur ce texte avec 20 voix contre et 15 pour (repré­sen­tants de l’admi­nis­tra­tion).

Les repré­sen­tants des syn­di­cats ont pré­senté une décla­ra­tion com­mune où ils affir­ment "leur atta­che­ment au régime de retrai­tes par répar­ti­tion et leur volonté forte de le sou­te­nir et de le conso­li­der". Ils expli­quent leur posi­tion­ne­ment en pré­ci­sant que "le report brutal à 62 et 67 ans des âges légaux va for­te­ment péna­li­ser les agents : en par­ti­cu­lier ceux qui ont com­mencé à tra­vailler jeunes, ceux qui ont des car­riè­res chao­ti­ques et incom­plè­tes, notam­ment les femmes qui ont eu des car­riè­res dis­conti­nues et qui devront atten­dre 67 ans pour avoir une retraite à taux plein".

Enfin, ils repro­chent à ce projet de sanc­tion­ner tout par­ti­cu­liè­re­ment les fonc­tion­nai­res :
 aug­men­ta­tion dras­ti­que du taux de coti­sa­tion qui va se tra­duire par une baisse du pou­voir d’achat,
 relè­ve­ment de l’âge de départ et l’allon­ge­ment de la durée de ser­vi­ces pour les fonc­tion­nai­res de la caté­go­rie active,
 remise en cause bru­tale à comp­ter du 13 juillet 2010 de la mesure de départs anti­ci­pés pour motifs fami­liaux
 res­tric­tion d’accès au mini­mum garanti.

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