Retraite : tromperie au service actif !

retraite hopital

30 mai 2014

Des infirmières victimes de la caisse de retraite CNRACL

Nous constatons sur le terrain de plus en plus de restrictions au départ d’infirmières en catégorie active avec l’invention du concept administratif du « service actif » : des infirmières qui ont fait toute leur carrière en services de soins, mais qui peu avant leur retraite ont pris des postes en médecine du travail, en recherche clinique, etc. se voient refuser la prise en compte de la "catégorie active" par la caisse de retraite CNRACL au prétexte que lors de leur départ en retraite, elles n’étaient pas "auprès du malade", donc pas en "service actif" !

Cette interprétation concerne également :
- des aides-soignants travaillant dans des équipes de brancardage central ou de stérilisation centrale
- des auxiliaires de puériculture exerçant en crèches hospitalières ou en biberonneries

Une magouille de l’administration qui fait perdre des centaines d’euros sur la retraite mensuelle !

Alors que l’HAS parle de prise en compte de la « qualité de vie au travail » et le ministère de la « rénovation du dialogue social », l’administration décide de manière unilatérale de modifier les règles, en plaçant les futurs retraités devant le fait accompli, en baissant encore des retraites particulièrement faibles, au travers de nouvelles contraintes décrétées au dernier moment. Nous demandons le respect de l’arrêté du 12.09.69 sur la catégorie active.

De même, lors du « droit d’option » de 2010, avec le chantage salaire ou retraite, 52 % des infirmières (les moins de 45 ans) sont passés en catégorie A sédentaire. Et comme toute nouvelle embauche d’infirmière dans un hôpital public depuis 2010 se fait exclusivement en catégorie A sédentaire, d’ici cinq ans, il n’y aura pratiquement plus d’infirmière en « catégorie active ».

La pénibilité de l’exercice est un fait objectif attesté par de nombreux indicateurs CNRACL :
- une infirmière sur cinq part à la retraite avec un taux d’invalidité reconnu,
- les infirmières retraitées meurent à 78 ans au lieu de 85 ans pour les femmes françaises : à l’âge de la retraite, une infirmière a en moyenne 7 ans d’espérance de vie en moins par rapport à la moyenne des femmes en France.

Que l’on soit en catégorie A ou B, dans le public ou dans le privé, les conditions de travail sont les mêmes. Le SNPI CFE-CGC, syndicat des infirmières salariées, estime qu’il est aberrant que pour un même métier coexistent des âges de départ à la retraite différents. D’autant plus que les jeunes infirmiers passent régulièrement d’un exercice à l’autre.

Aussi, qu’ils exercent dans le secteur public ou dans le secteur privé, nous réclamons pour les soignants :
- une majoration de durée d’assurance d’un an pour dix ans, au travers d’un départ anticipé à la retraite, qui reconnait la pénibilité du métier,
- le bénéfice du « compte personnel de prévention de la pénibilité », car la pénibilité individuelle a aussi sa logique : la pénibilité n’est pas la même pour une infirmière de nuit que pour une infirmière de jour

Nous vous invitons à faire reconnaitre la pénibilité du travail infirmier, que l’on soit dans le secteur privé ou dans la fonction publique : signez et faites signer la pétition ci-dessous

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