Haïti : soutien aux infirmières

21 janvier 2010

Communiqué du CII : Soutien aux infirmières et à la profession infirmière en Haïti, aujourd’hui et demain

Le Conseil international des infirmières (CII) est profondément attristé par le terrible bilan du tremblement de terre qui vient de ravager Haïti, qu’il s’agisse de la perte de très nombreuses vies humaines ou de la destruction de logements, d’écoles, d’hôpitaux et d’infrastructures. Il nous est difficile d’accepter des souffrances d’une telle ampleur.

« Nous savons que des infirmières haïtiennes s’emploient, en ce moment même, à répondre aux besoins urgents des victimes et des communautés. Ces infirmières doivent assumer un double fardeau, confrontées qu’elles sont à la nécessité de prendre soin de leurs propres familles et communautés, en sus de leurs obligations professionnelles. Nous sommes fières de la force et du courage dont les infirmières d’Haïti font preuve aujourd’hui. En cette circonstance dramatique et difficile, nous leur exprimons le soutien et la solidarité des infirmières du monde entier », déclare M. David Benton, Directeur général du CII.

Le CII a écrit à l’Association nationale des infirmières licenciées d’Haïti, ANI membre, mais sans obtenir encore de réponse. Les communications restent en effet très difficiles à établir avec l’île, compte tenu de la destruction quasi intégrale de ses infrastructures. Nous poursuivons nos efforts pour entrer en contact avec les représentants de l’ANI.

Un tremblement de terre d’une magnitude de 7,0 a frappé Haïti, rasant de très nombreux immeubles, écrasant la population sous d’énormes blocs de béton arrachés aux bâtiments et détruisant de nombreuses infrastructures, tels qu’hôpitaux et systèmes d’approvisionnement en eau. Haïti est le pays le plus pauvre de l’hémisphère occidental. Près de trois millions de personnes, soit un tiers de la population nationale, sont touchées par cette catastrophe, selon les estimations de la Croix-Rouge. Un effort de coordination à très grande échelle, impliquant plusieurs dizaines d’agences humanitaires, le Gouvernement haïtien, les Nations Unies et l’armée des États-Unis, est en cours à l’heure actuelle pour fournir nourriture, eau, abris et autres produits de première nécessité aux survivants du tremblement de terre.

Le CII donne les conseils suivants à ses associations nationales d’infirmières (ANI) et aux infirmières qui, dans le monde entier, se demandent comment répondre aux immenses besoins d’assistance suite au tremblement de terre qui vient de frapper Haïti. De plus amples renseignements et des rapports de situation se trouvent sur la page spéciale ouverte par le CII sur son site Internet : www.icn.ch/Haiti_Earthquake.htm .

Dons d’argent pour l’aide aux infirmières et aux services de soins infirmiers en Haïti

Les infirmières et leurs associations professionnelles nationales ont la possibilité de faire des dons directs aux services de soins infirmiers, y compris à des infirmières directement affectées par la catastrophe.
Le CII coordonnera l’action de ses ANI membres et de l’association nationale haïtienne afin d’évaluer les besoins
et d’instituer un mécanisme efficace permettant aux ANI et aux infirmières de faire des dons à l’Association nationale des infirmières licenciées d’Haïti, par l’entremise du CII. De nouveaux renseignements concernant ce mécanisme seront communiqués sous peu sur le site.

Engagement volontaire sur le terrain

De nombreuses infirmières ont manifesté leur intention d’effectuer du travail volontaire dans les régions les plus touchées. Il n’est pas certain que les conditions actuelles permettent l’engagement de davantage de personnel humanitaire sur le terrain.

Cependant, les secours et la reconstruction seront par nécessité des actions à long terme. Les compétences des infirmières seront donc fortement sollicitées pendant les prochains mois.
Il est important que les infirmières volontaires soient intégrées à de véritables plans d’action réglant la mobilisation rationnelle de professionnelles compétentes. Pour ce faire, les infirmières volontaires doivent faire connaître leur disponibilité auprès de leurs associations professionnelles nationales et / ou directement auprès des grandes agences humanitaires (Croix Rouge, CARE, Merlin, etc.). Nous déconseillons aux infirmières de se rendre individuellement dans les régions frappées par la catastrophe.

Le CII suggère aux infirmières volontaires d’adopter la marche à suivre suivante
- 1. Demander à leurs organisations nationales d’infirmières ou aux organisations internationales humanitaires toutes les informations sur les possibilités existantes de volontariat sur le terrain ;
- 2. Se faire vacciner ;
- 3. Adapter leurs connaissances et leur formation aux exigences de la situation ;
- 4. Coordonner leur initiative avec leurs employeurs actuels, pour faire en sorte que leur absence soit compensée.

Les associations nationales d’infirmières peuvent de leur côté :
Déterminer, avec les agences humanitaires nationales, les besoins en personnel volontaire ; Servir de relais entre ces agences et les infirmières volontaires ; Dresser des listes d’infirmières volontaires et les communiquer aux agences humanitaires.

Autres actions

Il est possible que des communautés de citoyens originaires d’Haïti soient établies dans votre pays. Ces communautés seront certainement déjà engagées dans des activités de récolte de fonds et de soutien moral aux victimes. Faites pression sur votre gouvernement afin qu’il accorde une aide suffisante et qu’il s’engage à soutenir Haïti aussi longtemps que nécessaire. La phase de reconstruction post-catastrophe exigera des mesures de soutien sans faille. Exprimez votre solidarité envers vos collègues d’Haïti sur le chat du CII.

Ressources du CII concernant les situations de catastrophe
- Site du CII consacré à la préparation aux situations de catastrophes : http://www.icn.ch/disas_relatedpubs.htm

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