Conditions de travail

Égalité professionnelle : les espérances de la CFE-CGC

Lors de la conférence tripartite sur l’égalité professionnelle du 26 novembre 2007 la CFE-CGC a fait part de ses espoirs que ce qui était apparu comme une des priorités du gouvernement le soit réellement et le devienne effectivement....

1er janvier 2008

Après 7 rencontres au ministère de l’Emploi, notre organisation a fait des propositions concrètes et pragmatiques qui concernent l’orientation, la formation initiale et professionnelle, le recrutement et la promotion, le temps partiel, le congé de maternité, les congés familiaux, l’articulation des temps de vie, la mobilité.

Pour réussir ce challenge il faudra que les entreprises respectent les textes de lois (et que l’État se donne les moyens de les faire respecter). Pour celles qui ne le feraient pas, des sanctions financières « positives » doivent être appliquées. Elles serviront, ainsi, à encourager les entreprises qui font preuve d’initiatives volontaristes et innovantes en matière d’égalité professionnelle.

Pour la CFE-CGC, l’égalité professionnelle reste un dossier prioritaire. Le gouvernement doit montrer, en s’appuyant sur nos propositions, sa réelle volonté de passer des mots aux actes.

La CFE-CGC attend de la part du Gouvernement des résultats quantifiables, réalisables, tout en étant audacieux en matière d’égalité professionnelle.

En premier lieu, les lois existantes doivent être appliquées sous peine de sanctions financières « positives ». La CFE-CGC a proposé que les mauvais élèves payent pour les bons. Les amendes seront placées dans un fonds spécifique qui servira à encourager financièrement les entreprises qui font preuve d’initiatives volontaristes et innovantes en matière d’égalité professionnelle.

La CFE-CGC a proposé la création d’un guide d’aide à l’élaboration et à l’analyse du Rapport de Situation Comparée (RSC) permettant enfin d’en faire un véritable outil de diagnostic, de gestion et d’actions correctives. Pour les entreprises mal informées ... ou récalcitrantes pour fournir ce RSC, la CFE-CGC demande à ce que les directions du travail désignent un inspecteur du travail ou une personne référente en charge spécifiquement des dossiers « Égalité professionnelle » ; Son rôle étant d’inciter ou de sanctionner selon le cas !

Si des écarts de salaires entre les hommes et les femmes sont constatés, l’employeur serait obligé d’effectuer un rattrapage salarial sur trois ans.

Enfin, la CFE-CGC veut redonner une légitimité au Conseil supérieur de l’égalité professionnelle (CSEP). Cela nous semble maintenant urgent pour mettre en œuvre tous les « chantiers » de l’égalité professionnelle.

(Communiqué confédéral du 22.11.07)

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