AP-HP hôpitaux de Paris

AP-HP : manifestation des hospitaliers mardi 9 décembre à 10h

Manifestation de Montparnasse au Ministère de la Santé contre le plan d’économies et de retructuration de l’AP-HP, à l’appel des syndicats CGT, FO, CFTC, SUD-Santé, UNSA et CFE-CGC de l’AP-HP.

31 décembre 2008

Le 2 octobre, nous sommes allés dans l’unité au ministère exiger le retrait du plan de démantèlement de l’AP-HP qui est l’application directe de la future loi Bachelot.

Le Directeur Général de l’AP-HP n’a pas pu faire valider le 24 octobre par le Conseil d’Administration de l’AP-HP son projet de passage de 38 hôpitaux à 13 groupes hospitaliers ou « territoires de santé ».

Pour autant, il ne désarme pas et compte s’appuyer sur la future loi Bachelot qui serait soumis au Parlement début janvier pour mettre en œuvre son plan.

Avec le projet de loi Bachelot « Hôpital, Patients, Santé, Territoires », il n’y aurait plus 1.035 hôpitaux publics mais 300 « territoires de santé » avec à la clé la suppression de 20.000 emplois pour résorber le milliard -soit-disant- de déficit des hôpitaux au niveau national.

A l’AP-HP, la mise en place des 13 groupes hospitaliers servirait à réaliser les 300 millions d’économies dont 100 millions dès 2009 et qui supprimerait de 2 à 3000 emplois.

Les hôpitaux de l’AP-HP ont subi des plans d’économies depuis 2003 avec les conséquences désastreuses que cela a eu sur l’emploi et la prise en charge des patients du fait des fermetures de lits par manque de personnels. Sur la seule année 2008, 2000 postes de soignants et 600 postes d’administratifs et personnels techniques ont été supprimés.

D’ailleurs, le Directeur Général l’a confirmé le 12 novembre dans une interview dans le « Parisien » : « Ces réorganisations auront évidemment une incidence sur l’emploi, mais les départs naturels (retraite notamment...), qui représentent plus de 5% par an de notre effectif de 93 000 personnes, permettront l’adaptation des hôpitaux à cette réforme ».

Le conseil Supérieur de la Fonction Publique, l’ensemble des fédérations syndicales de la santé, la Caisse Nationale d’Assurance Maladie, la Confédération syndicale des médecins français rejettent le projet de loi « Hôpital, Patients, Santé, Territoires ».

Dans une lettre ouverte à Madame Bachelot, les 39 présidents de CCM (Comité Consultatif Médical) des 38 hôpitaux et de la pharmacie centrale (AGEPS) de l’AP-HP dénoncent « l’étranglement financier pur et simple » auquel aboutit « la politique déployée dans leurs établissements » et « regrettent la place faite aux économies à très court terme et à tout prix », les 39 médecins sont formels : « la qualité des soins va en pâtir, de même que l’accès aux soins pour tous ». détails :

C’est tout l’édifice de notre système de santé, les hôpitaux publics et la Sécurité sociale de 1945 dont le financement doit être prochainement adopté par l’Assemblée nationale qui sont menacés par la loi de régionalisation « « Hôpital, Patients, Santé, Territoires ».

La lutte des hospitaliers de l’AP-HP a commencé par l’annonce, en juillet 2008, d’un plan de regroupement (et de fusion) des 39 établissements en 13 groupes hospitaliers. Il s’agit d’appliquer la loi « Hôpital, Patient, Santé, Territoire » avant même la promulgation de la loi (la présentation à l’assemblée est repoussée à janvier).

Déjà l’AP-HP a fermé des centaines de lits, que le secteur privé lucratif s’est empressé d’ouvrir (longs séjours).

Après avoir fait payer les malades (franchises, forfaits hospitaliers, déremboursements), on demande aux hôpitaux de faire encore et toujours des économies alors que depuis 10 ans, les plans d’économies se succèdent.

Le financement des hôpitaux par la Tarification à l’activité (T2A), oblige à multiplier les hospitalisations courtes et bien rémunérées.

Pour réaliser ceci, un seul moyen : trier les patients, ceux qui coûtent peu et qui rapportent. Ainsi qu’une diminution drastique de la masse salariale.

Avec ces diminutions de personnels, comment faire tourner nos hôpitaux ? La solution est simple : fermeture de services, regroupements et surtout mobilité des personnels. Certains établissements (hors AP-HP, mais cela arrivera chez nous aussi) proposent même des licenciements secs. Avec ces plans successifs d’économies, les personnels souffrent de plus en plus et les patients sont de moins en moins bien soignés.

L’hôpital a besoin de plus de moyens pour assurer ses missions de service public. La réforme n’aborde jamais les besoins de santé, les délais d’attente aux urgences et aux consultations, l’accès aux soins pour tous.

M. LE GUEN, Président socialiste du Conseil d’Administration et adjoint au maire de Paris, qui a reçu une délégation lors du Conseil d’Administration du 24 octobre 2008, a reconnu qu’on arrivait à la limite des plans d’économie sur les personnels et a défendu les regroupements comme seule solution pour sortit l’AP-HP des déficits.

L’intersyndicale a mobilisé le 2 octobre 2008 plus de 5.000 personnes. détails :

Il est très important que la mobilisation continue et s’amplifie pour le retrait de la loi Bachelot mais aussi contre la T2A. Cette revendication doit être partagée par tous les corps de métiers mais aussi par les usagers.

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