Comment s’est passé la RTT dans la FPH ?

16 août 2006

L’amé­na­ge­ment et la réduc­tion du temps de tra­vail (ARTT) dans les établissements publics de santé ont fait l’objet d’un pro­to­cole d’accord signé le 27 sep­tem­bre 2001 par le gou­ver­ne­ment et quatre orga­ni­sa­tions syn­di­ca­les. Les dis­po­si­tions, repri­ses dans le décret du 4 jan­vier 2002, sont entrées en vigueur le 1er jan­vier 2002 pour le per­son­nel de jour et le 1er jan­vier 2004 pour le per­son­nel de nuit.

Cette réduc­tion du temps de tra­vail a été accom­pa­gnée par la créa­tion de 37.500 emplois non médi­caux et de 3.500 emplois médi­caux.

Les dis­po­si­tions du décret du 4 jan­vier 2002 ont conduit à réduire la durée de tra­vail des infir­miers en moyenne de 9,7 %. Etabli désor­mais à 1.567 heures par an pour les agents tra­vaillant en régime de repos fixe et à 1.537 heures pour les agents soumis au régime de repos varia­ble, le temps de tra­vail est infé­rieur à la durée annuelle de 1 600 heures cor­res­pon­dant à 35 heures heb­do­ma­dai­res.

Dans plus de trois quarts des établissements, la RTT s’est tra­duite par l’attri­bu­tion d’au moins 15 jours de RTT. Seuls 3 à 4 % des établissements, géné­ra­le­ment de petite taille, ont pré­féré passer au nouvel horaire en rédui­sant exclu­si­ve­ment la durée quo­ti­dienne ou heb­do­ma­daire de tra­vail.

Les enquê­tes de la DREES ont montré que les créa­tions
d’emplois repré­sen­taient 5,8 % des effec­tifs
et ne com­pen­saient donc pas inté­gra­le­ment la réduc­tion du temps de tra­vail de 9,7 %.

Partager l'article
     



Rechercher sur le site


Dialoguer avec nous sur Facebook
Nous suivre sur Twitter
Nous suivre sur LinkedIn
Suivre notre Flux RSS

Santé mentale des jeunes : sans les infirmières nous ne sortirons pas de la crise

La santé mentale est devenue l’un des plus grands défis de santé publique de notre époque. Les (…)

Non, les infirmières ne laissent pas des nourrissons mourir de solitude à l’hôpital

Le Syndicat National des Professionnels Infirmiers (SNPI) exprime sa profonde indignation après (…)

Peut-on défendre tous les droits lorsqu’on a combattu certains d’entre eux ?

Le Défenseur des droits n’est pas un responsable politique. Il est le garant d’une institution (…)

Accès direct aux infirmières : la dernière pièce du puzzle manque toujours

Le 27 juin 2025, le Parlement adoptait à l’unanimité la loi relative à la profession (…)

Grève IBODE à Necker : un révélateur de la crise d’attractivité infirmière à l’hôpital

Un bloc opératoire ne se met pas en difficulté en quelques semaines. Il révèle souvent des (…)

Guide HAS sur les patients partenaires : une avancée majeure qui doit mieux reconnaître les compétences infirmières

« Rien sur nous sans nous. » Cette revendication, née des mouvements de défense des droits des (…)