Consultation et prescription infirmières : les principales avancées des arrêtés du 26 juin 2026

27 juin 2026

À partir d’aujourd’hui, des mil­lions de patients pour­ront accé­der plus rapi­de­ment à cer­tains soins... grâce à deux arrê­tés passés pres­que ina­per­çus. Consulter une infir­mière pour béné­fi­cier d’un examen cli­ni­que, repar­tir avec cer­tains exa­mens ou pres­crip­tions... Ce qui parais­sait encore impos­si­ble hier devient une réa­lité.

Les deux arrê­tés publiés aujourd’hui met­tent en œuvre la loi du 27 juin 2025 sur les acti­vi­tés et les com­pé­ten­ces des infir­miè­res.

Derrière un texte régle­men­taire en appa­rence tech­ni­que se cachent pour­tant des évolutions très concrè­tes.
✔️ La consul­ta­tion infir­mière est désor­mais plei­ne­ment reconnue.
✔️ L’examen cli­ni­que, le diag­nos­tic infir­mier, le triage, la pré­ven­tion et l’orien­ta­tion trou­vent enfin une tra­duc­tion régle­men­taire.
✔️ Les infir­miè­res pour­ront pres­crire de nom­breux dis­po­si­tifs médi­caux, cer­tains exa­mens bio­lo­gi­ques, des pro­duits de santé et des trai­te­ments jusqu’alors soumis à une pres­crip­tion médi­cale.

L’objec­tif n’est pas de trans­fé­rer des com­pé­ten­ces. Il est de per­met­tre au bon pro­fes­sion­nel d’inter­ve­nir au bon moment, afin de réduire les délais, éviter des consul­ta­tions inu­ti­les et flui­di­fier le #par­cours des #pa­tients.

Cette réforme cons­ti­tue donc une avan­cée impor­tante. Mais elle laisse aussi plu­sieurs inter­ro­ga­tions.

Pourquoi limi­ter la pres­crip­tion d’un bilan car­dio­vas­cu­laire (cho­les­té­rol, tri­gly­cé­ri­des et gly­cé­mie à jeun) au seul accom­pa­gne­ment du sevrage taba­gi­que, alors que les ris­ques car­dio­vas­cu­lai­res concer­nent également l’hyper­ten­sion, le dia­bète, l’obé­sité, la séden­ta­rité ou les anté­cé­dents fami­liaux ?

Pourquoi limi­ter à sept jours la pres­crip­tion ini­tiale de cer­tains pan­se­ments alors que cer­tai­nes plaies néces­si­tent une prise en charge pro­lon­gée ?

Comment orga­ni­ser concrè­te­ment l’accès direct, la consul­ta­tion infir­mière et leur finan­ce­ment pour que ces avan­cées béné­fi­cient réel­le­ment aux patients ?

Pendant des années, les infir­miè­res réa­li­saient ces évaluations cli­ni­ques, orien­taient les patients, coor­don­naient les par­cours et iden­ti­fiaient les situa­tions à risque. Les nou­veaux arrê­tés ne créent pas ces com­pé­ten­ces : ils les reconnais­sent, les sécu­ri­sent et les ren­dent plus visi­bles. C’est une évolution impor­tante, non seu­le­ment pour la pro­fes­sion, mais aussi pour les patients qui pour­ront béné­fi­cier plus rapi­de­ment de cette exper­tise.

Le SNPI CFE-CGC a ana­lysé en détail ces deux arrê­tés, et l’arti­cle ci-des­sous pré­sente les prin­ci­pa­les avan­cées, leurs consé­quen­ces concrè­tes dans l’exer­cice quo­ti­dien, les limi­tes qui sub­sis­tent et les évolutions qui per­met­traient d’aller encore plus loin pour amé­lio­rer l’accès aux soins.
https://syn­di­cat-infir­mier.com/Reforme-infir­miere-ce-que-chan­gent-les-nou­veaux-arre­tes-sur-les-actes-les-soins.html

Parce qu’une réforme régle­men­taire n’a de valeur que si elle amé­liore réel­le­ment la vie des patients… et permet à chaque pro­fes­sion­nel d’exer­cer plei­ne­ment ses com­pé­ten­ces.

Pour aller plus loin :
 Arrêté du 26 juin 2026 fixant la liste des pro­­duits de santé et exa­­mens com­­plé­­men­­tai­­res que les infir­­miers diplô­­més d’Etat sont auto­­ri­­sés à pres­­crire ou à renou­­ve­­ler : https://www.syn­di­cat-infir­mier.com/Arrete-pres­crip­tion-infir­miere-26-juin-2026.html
 Arrêté du 26 juin 2026 fixant la liste des actes et soins pou­vant être réa­li­sés par les infir­miers diplô­més d’Etat : https://www.syn­di­cat-infir­mier.com/Arrete-actes-et-soins-infir­miers-26-juin-2026.html

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