Pesticides, maladies chroniques et infertilité : le coût sanitaire d’une décision incompréhensible
19 juillet 2026
ALERTE ! Et si la prochaine crise sanitaire se votait aujourd’hui à l’Assemblée nationale ? Nous constatons tous plus de cancers. Plus de pathologies chroniques. Plus d’infertilité. Plus de PMA. Et pourtant… le Parlement s’apprête à réautoriser certains pesticides.
Pendant que l’on cherche à mieux prévenir les #cancers, les maladies chroniques et l’#infertilité, le choix des parlementaires est incompréhensible. Ils ont voté, le 16 juillet, en commission mixte paritaire, pour la réautorisation de deux néonicotinoïdes : l’#acétamipride et le #flupyradifurone, interdits en France depuis 2020. Le projet de loi d’urgence agricole sera soumis à un ultime vote, à l’Assemblée ce lundi, puis au Sénat mardi.
Les #pesticides ne sont pas seulement une question agricole ou environnementale. Ils constituent un enjeu majeur de santé publique.
L’Inserm et l’Anses documentent depuis des années des associations entre l’exposition aux pesticides et plusieurs #pathologies #chroniques : cancers, hémopathies malignes, maladie de Parkinson, troubles respiratoires, cognitifs ou métaboliques. Les agriculteurs sont les premiers exposés, mais les riverains, les consommateurs, les femmes enceintes, les #enfants et les personnes #vulnérables sont également concernés.
Dans le même temps, la #fertilité masculine diminue depuis plusieurs décennies. De nombreuses études rapportent une baisse importante de la qualité du sperme, avec une accélération au cours des vingt dernières années. Parallèlement, le recours à la procréation médicalement assistée #PMA ne cesse d’augmenter, traduisant les difficultés croissantes rencontrées par de nombreux couples pour avoir un enfant. Les perturbateurs endocriniens et certains pesticides figurent parmi les facteurs environnementaux faisant l’objet d’une vigilance particulière.
Concernant l’#acétamipride, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a identifié des préoccupations concernant sa neurotoxicité pour le développement et a demandé un renforcement des mesures de protection. Des études expérimentales mettent également en évidence des effets sur le système reproducteur, avec des perturbations hormonales et une altération de la #spermatogenèse chez l’animal. Ces résultats justifient pleinement le principe de précaution.
À l’heure où la santé environnementale devrait devenir une priorité nationale, pourquoi organiser une exposition supplémentaire à des substances qui soulèvent déjà autant de questions scientifiques ?
Les #infirmières accompagnent chaque jour des patients atteints de maladies chroniques. Elles savent que la meilleure maladie est celle que l’on évite.
La #prévention ne commence pas à l’hôpital. Elle commence dans les décisions politiques. Un an après la pétition contre la loi Duplomb, qui avait réuni 2,1 millions de signatures, les parlementaires ne doivent pas mettre en danger la population.
#SantéPublique #SantéEnvironnementale #MaladiesChroniques #PrincipeDePrécaution
– https://basta.media/vote-loi-urgence-agricole-Duplomb-Parlement-reautoriser-pesticides-interdits-acetamipride-flupyradifurone-megabassines-secheresse-rassemblements
– https://www.letelegramme.fr/france/les-deputes-diront-ils-oui-a-la-reintroduction-de-pesticides-un-vote-crucial-pour-la-loi-durgence-agricole-ce-lundi-7086553.php
– https://www.lanouvellerepublique.fr/a-la-une/loi-d-urgence-agricole-la-question-des-pesticides-seme-la-discorde-au-sein-de-l-executif-le-premier-ministre-convoque-le-camp-gouvernemental-1784477831
– https://www.europe1.fr/politique/stockage-de-leau-pesticides-la-loi-durgence-agricole-soumise-au-vote-des-deputes-et-des-senateurs-lundi-et-mardi-979626