Education thérapeutique de l’arthrose : l’infirmière spécialisée fait mieux que le médecin !

6 décembre 2010

Nouvelle preuve du carac­tère incontour­na­ble de l’infir­mière dans l’éducation thé­ra­peu­ti­que des patients ETP : Une étude anglaise montre que les résul­tats de la prise en charge de l’arthrose par des infir­miè­res spé­cia­li­sées est aussi bonne que celle assu­rée par l’interne en terme de suivi cli­ni­que, mais sur­tout que les patients confiés aux infir­miè­res sont davan­tage satis­faits et mieux infor­més vis à vis de leur mala­die.

Cent patients bri­tan­ni­ques atteints d’arthrose d’une arti­cu­la­tion consul­tant en ser­vice de rhu­ma­to­lo­gie d’un hôpi­tal uni­ver­si­taire du Royaume Uni ont été ran­do­mi­sés en deux grou­pes confiés à des infir­miè­res spé­cia­li­sées ou des inter­nes. Le suivi des patients a été pour chaque groupe le même : examen ini­tial, puis consul­ta­tions de suivi à 16, 32, puis 48 semai­nes.

Les para­mè­tres sur les­quels a reposé l’évaluation ont été les sui­vants : don­nées cli­ni­ques (inten­sité de la dou­leur, durée du dérouillage mati­nal, degré du han­di­cap fonc­tion­nel, auto-évaluation et impor­tance du reten­tis­se­ment psy­cho­lo­gi­que) et appré­cia­tion du degré de satis­fac­tion du patient et de la connais­sance de sa mala­die.

Ainsi, il a été observé un degré de dou­leur infé­rieur lors du suivi pour les patients du groupe traité par les infir­miè­res. La dif­fé­rence moyenne d’inten­sité de la dou­leur entre les deux grou­pes en don­nées non ajus­tées était de 5,3 (IC 95 % 4,6-15,2) et de 1,6 en don­nées ajus­tées (IC 95 % 5,7-8,9). L’évolution était iden­ti­que dans les deux grou­pes pour les para­mè­tres sui­vants : dérouillage mati­nal, degré de han­di­cap fonc­tion­nel, et auto-évaluation. Le degré de connais­sance de la mala­die et l’indice de satis­fac­tion étaient meilleurs dans le groupe de patients trai­tés par les infir­miè­res spé­cia­li­sées (effet estimé modéré à impor­tant selon la clas­si­fi­ca­tion sta­tis­ti­que de Cohen).

Référence de cette étude : Hill J et coll. : Do OA patients gain addi­tion­nal bene­fit from care from a cli­ni­cal nurse spe­cia­list ? A ran­do­mi­zed cli­ni­cal trial. Rheumatology, 2009 ; 48 : 658-664.

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