Diplôme, LMD et reconnaissance universitaire

LMD : concertation ou simulacre ?

12 juin 2009

Pour l’organisation de la concertation sur la réforme des études dans le cadre du LMD (Licence, Master, Doctorat), nous sommes de plus en plus dubitatifs sur la volonté réelle du Gouvernement : le 18 novembre, lors de l’ouverture de la concertation sur la réforme LMD, on nous avait annoncé quatre groupes de 20 personnes se réunissant un jour par mois, pour travailler sur trois professions : infirmière, kiné et orthophoniste.

Or, la première réunion prévue le 8 décembre est déjà caricaturale, avec 50 personnes chargées de travailler sur trois professions en seulement deux heures !

Il n’est pas question de réduire cette concertation à des séances symboliques de deux heures. Nous souhaitons travailler de manière constructive, pas simplement participer à des actions de communication gouvernementale sur une pseudo concertation à vendre aux journalistes. Pour construire un programme de formation, nous avons besoin de connaître le choix politique arrêté par la Ministre entre licence professionnelle et licence générale.

Les petits groupes de "réingénierie des diplômes" managés par la DHOS (Direction de l’Hospitalisation et de l’Organisation des Soins) ont montré leurs limites, il est temps de passer à autre chose :

Le groupe kiné a explosé le 27 novembre 2008 : l’Ordre des masseurs kinésithérapeutes et les trois principaux syndicats SNMKR, Objectif-Kiné et la FFMKR ont quitté ce groupe pour ne pas cautionner des travaux tournés vers le passé et ne répondant à aucune des aspirations d’évolution souhaitées par la profession.

Les infirmières libérales condamnent également un référentiel de compétences selon lequel les infirmières n’auraient pas de compétences en recherche, ni pour « gérer une structure et ses ressources ».

Enfin, il n’est pas question de reporter le début des négociations salariales qui en découlent au second semestre 2009. Face aux nombreux départs en retraite, il faut être rapidement attractifs et fidéliser les professionnels en poste.

Lorsque le Québec a institué un nouveau programme de formation universitaire des infirmières en septembre 2002, le rehaussement des compétences leur a permis d’avoir 30 % d’inscrits en plus. Nous devons nous donner les moyens de faire face au choc démographique et à l’augmentation des besoins de santé du fait du vieillissement de la population.

Pour que la profession se fasse entendre, signez la pétition : Formation des infirmières : non à la baisse, oui à la licence !

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