Réaction syndicale

AGIRC-ARRCO : mobilisation pour défendre le régime de retraite

13 avril 2011

L’accord AGIRC-ARRCO du 18 mars 2011 à iso-ressources ne permet pas de défendre le niveau de nos retraites complémentaires. Il percute la convention de 1947 fondatrice des régimes AGIRC et ARRCO et remet en cause les droits acquis en matière de retraite. Cet accord entérine la réforme 2010 du gouvernement mais impose de nouvelles mesures qui sont globalement plus coûteuses pour les deux régimes (+ 500 millions d’euros), tout en organisant des transferts au détriment de l’encadrement.

Nous ne sommes pas en situation de nous opposer car il faudrait que trois organisations syndicales le fassent et nous ne sommes que deux. Cependant, nous sommes décidés à mener ce combat jusqu’au bout contre le nivellement par le bas des classes moyennes.

La mobilisation contre l’accord est lancée par la CFE-CGC et la demande de contentieux décidée.

L’accord AGIRC / ARRCO du 18 mars 2011 est signé par la CFDT, FO et la CFTC. Le droit d’opposition dont la CFE-CGC et la CGT souhaitaient se prévaloir, tombe juridiquement. En effet, pour que l’opposition soit valable il faut au minimum que trois organisations syndicales engagent la demande.

Prenons l’exemple d’un retraité qui aurait bénéficié d’une revalorisation 2011 de 430 euros annuels avant accord, dont 110 euros à l’ARRCO et 320 euros à l’AGIRC. Après l’accord de mars 2011, le montant ARRCO reste identique à 110 euros ; le montant AGIRC chute à 60 euros au lieu de 320 euros, soit une baisse de 260 euros.

L’accord pénalise également les actifs relevant de l’AGIRC et leurs conjoints, sur la valeur future de leur retraite.

Un plafonnement et un alignement des majorations familiales

L’accord du 18 mars prévoit un alignement complet des majorations de pensions à l’AGIRC et à l’ARRCO à 10 % pour trois enfants et plus, avec un plafonnement à 1 000 euros par an et pour chacun des régimes. Autrement dit, les majorations AGIRC pour enfants élevés seront plafonnées à 83 euros par mois, ce qui correspond à une pension mensuelle de retraite de 833 euros.

Pire encore ! L’accord prévoit que « le plafond sera proratisé en fonction de la durée pendant laquelle le participant aura relevé du régime AGIRC ». Ainsi, un salarié dont l’évolution de carrière ne lui permet de relever de l’AGIRC (techniciens, agents de maîtrise, cadres et assimilés) qu’au bout de vingt ans d’activité, aura une majoration encore minorée de la moitié, soit 41 euros (sur la base de quarante ans de carrière cotisés).

Le message est clair : L’accord du 18 mars 2011 s’en prend directement aux classes moyennes et à l’encadrement.

Document(s) joint(s) à l'article

Tract CFE-CGC (336.3 ko)

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