IFSI Instituts de Formation

Ile de France : problème de recrutement en IFSI

13 juin 2009

La région Ile de France rencontre des difficultés à atteindre les quotas de places en formation d’infirmier-ère : en 2003-2004, 22 % des places offertes en Ile-de-France n’ont pas été pourvues.

La forte augmentation des quotas dans la région (+740 places en quatre ans) peut certes être incriminée ; mais le déficit d’étudiants-es dépasse largement ce chiffre : -1 435 en 2004. Pour l’année 2005-2006, la DRASS estime à 17 % le nombre de places non pourvues dans les IFSI de la région.

Le nombre d’élèves entrant en formation une année donnée ne donne pas une idée forcément très exacte du nombre de diplômés prévisibles au terme de la formation, en raison des possibles redoublements, mais aussi des abandons en cours de formation.

Ce dernier point préoccupe les responsables de la formation d’infirmier-ère : une étude de la DREES à l’échelle de la France entière montre que seuls 80 % des étudiants-es entrés en 2001 ont été diplômés en 2004, alors qu’en 2000 ils étaient 86 %. Or 7 % seulement des diplômés en 2004 ont indiqué être entrés en IFSI avant 2001, donc avoir connu un ou plusieurs redoublements. L’écart observé semble donc pour partie dû à un nombre significatif d’abandons.

En Ile-de-France, l’écart que l’on constate est au moins aussi élevé : on comptait en 2003 environ 900 diplômés de moins que d’entrants en formation trois ans plus tôt, et en 2004 environ 1 000 de moins. Une étude de la DRASSIF évalue à 65 % le nombre d’étudiants-es parvenant au diplôme après 3 ans de formation, et 20 % environ après un ou plusieurs redoublements. Les 15 % restant abandonnent leur formation en cours.

Différentes explications à ces déperditions d’élèves peuvent être avancées :
- erreurs d’orientation, notamment en formation d’infirmier-ère où les stages pratiques sont l’occasion d’appréhender les difficultés du métier,
- niveau insuffisant à l’entrée en formation, et ce malgré la réussite des épreuves de sélection,
- difficultés matérielles éprouvées par les élèves en formation : ressources financières insuffisantes sans possibilité d’exercer une activité professionnelle d’appoint, les études exigeant une présence assidue ; difficulté pour trouver un logement adapté.

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