Diplôme, LMD et reconnaissance universitaire

Le CEFIEC contre une licence pro pour les IDE !

Le CEFIEC a été reçu le 23 octobre 2008 par Céline Mounier, Conseillère Technique auprès de la Ministre.

25 avril 2009

Le Président du CEFIEC a exposé les remarques et l’analyse faites par le CEFIEC sur le rapport « Evaluation de l’impact du dispositif LMD sur les formations et le statut des professions paramédicales » établi par des membres de l’IGAS, l’IGAENR et des conseillers généraux de santé :

Le rapport privilégie la mise en place d’une licence professionnelle :

Pourquoi pas une licence ?

L’arrêté du 23/04/2002 relatif au diplôme de Licence précise que :
- Les universités peuvent organiser des parcours visant de nouveaux objectifs
- Elles élaborent des formations qui proposent dans un champ disciplinaire des contenus nouveaux ou articulent de façon innovante plusieurs disciplines
- Les modalités pédagogiques prévues à l’article 13 sont compatibles avec le référentiel de formation en cours d’élaboration

Le seul argument recevable à ce jour pour exclure la possibilité d’une licence est le principe de non sélection lors de l’admission

Pourquoi nous ne voulons pas d’une licence professionnelle ?

- Si nous nous référons à la règlementation de la licence professionnelle (cf. arrêté du 19 nov 1999 relatif à la licence professionnelle) cela nécessiterait une refonte complète du texte, ce qui n’est pas le cas pour une licence.
- Le texte régissant la licence professionnelle devrait être entièrement revu et pas uniquement sur les deux points figurant dans le rapport (jurys et modalités de compensation).
- Ce texte prévoit un seul stage pour l’année de licence de 12 à 16 semaines alors que le projet de référentiel prévoit deux stages de 12 semaines sur la troisième année.
- Le projet tutoré doit représenter ¼ du temps de la formation hors stage en licence professionnelle soit 140 heures difficilement compatible avec le projet de référentiel de formation.
- Les modalités d’admission en licence professionnelle nécessitent un diplôme national sanctionnant 2 années d’Enseignement Supérieur validé ou un diplôme ou titre de niveau III, ce qui n’est pas le cas au bout de 2 ans d’études en soins infirmiers.
- Le scenario préconisé par le rapport ne prévoit pas l’universitarisation des deux premières années d’études alors que référentiel de formation en cours d’élaboration est conçu pour être compatible avec une licence en trois ans

POUR LE CEFIEC, PROPOS ERRONES ET/OU INFONDES QUI D’EMBLEE FAUSSENT LE DEBAT :

Recrutement des étudiants :
- Les données chiffrées sont fausses (cf. statistiques DREES octobre 2007)
- La formation infirmière n’est pas principalement destinée à la promotion professionnelle

Place de la VAE : Le rapport indique que le dispositif retenu devrait faire toute sa place à la VAE alors que celle-ci a été exclue dans le cadre de la réingénierie de la formation infirmière.

Modalités d’accès au master : L’accès à la 1ère année de master est de droit pour les titulaires du grade de licence (à condition que le master soit en rapport avec la filière de la licence)

Sujets insuffisamment développés :
- La formation des infirmiers spécialisés
- L’évaluation de l’impact sur le coût de la formation

Propos incompréhensibles : « La DHOS craint qu’une transformation du DE en diplôme universitaire n’entraîne un glissement voire une forme de dérive » (§ 177)

Compte-rendu de la rencontre en téléchargement.

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