Plan stratégique de l’AP-HP : réserves de Claude Evin

20 juillet 2010

Connu pour son hostilité envers l’AP-HP, dont il souhaite le démentellement depuis de longues années, le DG de l’ARSIF montre les dents.

Rejeté le 7 juillet par le Comité technique d’établissement central (CTEC), le projet de plan stratégique 2010-2014 de l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) a subi un premier examen par le conseil de surveillance le 13 juillet 2010. Selon le Mouvement de défense de l’hôpital public (MDHP), la direction générale a réaffirmé à l’occasion de cette séance l’objectif de 4 000 suppressions d’emplois.

Par ailleurs, Claude Évin, directeur général de l’Agence régionale de santé d’Ile-de-France (ARSIF), aurait exprimé "des objections" à ce plan stratégique estimant "peu crédibles" les prévisions car "ne prenant pas suffisamment en compte la situation des finances publiques, des tarifs de tarification à l’activité (T2A) gelés, du plan de convergence, de l’Objectif national des dépenses de l’assurance maladie (ONDAM) à 3%, des 37 millions d’euros versés par la région Île-de-France à titre contributif pour aider d’autres régions".

Claude Évin aurait estimé que ce contexte ne favoriserait pas le maintien d’un certain nombre de projets du plan stratégique, qui pourrait fortement être revu en fonction des priorités des territoires, du futur Schéma régional d’organisation sanitaire (SROS), du Contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens (CPOM), de la péréquation interrégionale et de l’arbitrage de l’ARSIF.

Claude Evin aurait également affirmé vouloir se pencher sur tous les projets de construction des nouveaux bâtiments, ajoutant qu’il ne donnerait aucun avis favorable avant que l’AP-HP n’ait prouvé la rentabilité des investissements du plan stratégique précédent (2005-2009), l’efficience des restructurations et les gains de productivité.

Le plan doit encore être rediscuté, voire amendé, en conseil de surveillance les 1er et 15 septembre prochains.

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