Arrêté actes et soins infirmiers (26 juin 2026)

Arrêté actes et soins infirmiers (26 juin 2026)

27 juin 2026

Arrêté du 26 juin 2026 fixant la liste des actes et soins pou­vant être réa­li­sés par les infir­miers diplô­més d’Etat

L’ana­lyse du texte est sur : https://www.syn­di­cat-infir­mier.com/Reforme-infir­miere-ce-que-chan­gent-les-nou­veaux-arre­tes-sur-les-actes-les-soins.html

Voici le texte publié :

*** Article 1 ***

Dans le cadre de son rôle propre défini à l’arti­cle R. 4311-4 et des don­nées acqui­ses de la science, l’infir­mier met en œuvre les inter­ven­tions et dis­pense les soins listés au pré­sent arti­cle :

I. - Evaluation :

 repé­rage et évaluation des besoins de la per­sonne et de sa réponse cli­ni­que par l’uti­li­sa­tion d’outils et d’échelles stan­dar­di­sées ;
 repé­rage et évaluation de la souf­france psy­chi­que, du risque sui­ci­daire, de la fra­gi­lité et des vul­né­ra­bi­li­tés psy­cho­so­cia­les et mise en place de stra­té­gies de pré­ven­tion ;
 repé­rage des trou­bles de la sexua­lité et évaluation des besoins en santé sexuelle, adap­tés selon l’âge, les vul­né­ra­bi­li­tés ou les han­di­caps de la per­sonne ;
 repé­rage des trou­bles ali­men­tai­res de la dénu­tri­tion et de la mal­nu­tri­tion ;
 iden­ti­fi­ca­tion de toute modi­fi­ca­tion de l’état de santé phy­si­que et psy­chi­que de la per­sonne, incluant la lec­ture et le repé­rage d’ano­ma­lies des résul­tats des exa­mens bio­lo­gi­ques pour infor­ma­tion ou alerte du méde­cin et adap­ta­tion du plan de soins infir­mier dans le cadre de ses com­pé­ten­ces ;
 évaluation des fonc­tions cog­ni­ti­ves, psy­chi­ques et de com­mu­ni­ca­tion de la per­sonne ;
 évaluation de la fonc­tion uri­naire à l’aide d’un appa­reil de mesure vési­cal ;
 évaluation de l’état nutri­tion­nel et de l’hydra­ta­tion, éducation et accom­pa­gne­ment selon les besoins nutri­tion­nels, en lien avec un pro­fes­sion­nel de santé com­pé­tent le cas échéant ;
 évaluation de l’auto­no­mie, de la dépen­dance phy­si­que de la per­sonne com­pre­nant la mobi­lité, la marche, et les ris­ques de chutes et d’escar­res ;
 pré­ven­tion du risque ou de la réci­dive de chute, en lien avec un pro­fes­sion­nel de santé com­pé­tent le cas échéant ;
 évaluation de l’obser­vance et de la tolé­rance des trai­te­ments ;
 évaluation ini­tiale en matière d’accom­pa­gne­ment au sevrage taba­gi­que et des autres formes d’addic­tion, com­pre­nant l’évaluation de la dépen­dance, l’iden­ti­fi­ca­tion des leviers de moti­va­tion, des freins et béné­fi­ces atten­dus ;
 évaluation des dou­leurs et par­ti­ci­pa­tion à l’élaboration et à la mise en œuvre des plans de pré­ven­tion et de ges­tion cor­res­pon­dants.

II. - Recherche, collecte et traitement de données :

 recueil des liqui­des bio­lo­gi­ques incluant le sang, les sécré­tions nasa­les, les urines et la salive pour réa­li­sa­tion de tests à lec­ture ins­tan­ta­née, rapide et pré­coce (TROD) et lec­ture des don­nées bio­lo­gi­ques obte­nues ;

 recueil des don­nées en matière de pré­ven­tion, dépis­tage, sur­veillance et prise en charge de l’obé­sité :
1° Recueil des mesu­res de base (notam­ment poids, taille, péri­mè­tre abdo­mi­nal) et calcul de l’IMC ;
2° Recherche, iden­ti­fi­ca­tion et évaluation des besoins de la per­sonne ;

 réa­li­sa­tion et lec­ture de tests stan­dar­di­sés de dépis­tage des patho­lo­gies sexuel­le­ment trans­mis­si­bles (VIH, hépa­ti­tes, Syphilis, Chlamydia et Gonocoque) ;

 lec­ture de l’intra­dermo-réac­tion pour le test tuber­cu­li­ni­que ;

 réa­li­sa­tion d’électrocardiogrammes stan­dards de 12 déri­va­tions dans le cadre d’une prise en charge en équipe plu­ri­pro­fes­sion­nelle et trans­mis­sion sys­té­ma­ti­que au méde­cin ;

 réa­li­sa­tion et lec­ture fonc­tion­nelle d’un examen explo­ra­toire à l’aide d’un mini-spi­ro­mè­tre ;

 par­ti­ci­pa­tion à la réa­li­sa­tion d’explo­ra­tions fonc­tion­nel­les, à l’excep­tion de celles men­tion­nées à l’arti­cle 6, et pra­ti­que d’exa­mens non vul­né­rants de dépis­tage de trou­bles sen­so­riels.

III. - Mise en œuvre de soins :

 réa­li­sa­tion d’un examen cli­ni­que infir­mier ;
 réa­li­sa­tion d’entre­tiens infir­miers ;
 élaboration d’un projet de soins indi­vi­duel ou popu­la­tion­nel dans le domaine des soins infir­miers ;
 élaboration de pro­gram­mes de soins d’hygiène et de confort adap­tés aux besoins spé­ci­fi­ques de la per­sonne, incluant le contexte pal­lia­tif ;
 soins d’une per­sonne en hypo­ther­mie ou en hyper­ther­mie ;
 soins de la per­sonne en assis­tance nutri­tive enté­rale ou paren­té­rale ;
 soins de la per­sonne sous dia­lyse rénale ou péri­to­néale ;
 soins de la per­sonne placée en milieu sté­rile ;
 soins de sup­port en onco­lo­gie ;
 soins de sup­port en psy­chia­trie ;
 soins d’une per­sonne intu­bée, tra­chéo­to­mi­sée ou tra­chéo­sto­mi­sée et aspi­ra­tions des sécré­tions ;
 main­tien des fonc­tions vita­les par des moyens non-inva­sifs et n’impli­quant pas le recours à des médi­ca­ments ;
 chan­ge­ment et retrait de sondes à oxy­gène, gas­tri­ques, vési­ca­les, rec­ta­les et de dis­po­si­tif non-inva­sif d’admi­nis­tra­tion d’oxy­gène, à l’exclu­sion de la sonde d’intu­ba­tion ;
 chan­ge­ment de dis­po­si­tif médi­cal à bal­lon­net, à l’exclu­sion : du pre­mier rem­pla­ce­ment pour la sonde jéju­nale, du pre­mier rem­pla­ce­ment de la canule à bal­lon­net et du rem­pla­ce­ment de la sonde d’intu­ba­tion ;
 pose et chan­ge­ment de sup­port et de poche de colo­sto­mie ;
 admi­nis­tra­tion de l’ali­men­ta­tion par sonde ;
 admi­nis­tra­tion d’antal­gi­ques de palier 1 ;
 par­ti­ci­pa­tion, mise en œuvre et orga­ni­sa­tion de séan­ces ou pro­gram­mes de sou­tien ou thé­ra­pie indi­vi­duelle ou de groupe ;
 pro­po­si­tion, mise en œuvre et adap­ta­tion d’un plan de pré­ven­tion dans le domaine des soins infir­miers ;
 par­ti­ci­pa­tion aux enga­ge­ments thé­ra­peu­ti­ques et aux prises en charge psy­cho­so­cia­les ;
 uti­li­sa­tion de tech­ni­ques et mise en œuvre d’entre­tiens indi­vi­duels et de média­tion à visée thé­ra­peu­ti­que ou psy­cho­thé­ra­pi­que au sein d’une équipe plu­ri­dis­ci­pli­naire.

IV. - Vaccination :

 admi­nis­tra­tion de l’ensem­ble des vac­cins men­tion­nés dans le calen­drier des vac­ci­na­tions en vigueur aux per­son­nes âgées de onze ans et plus selon les recom­man­da­tions figu­rant dans ce même calen­drier, à l’excep­tion des vac­cins vivants atté­nués chez les per­son­nes immu­no­dé­pri­mées ;

 admi­nis­tra­tion des vac­cins contre la grippe sai­son­nière aux per­son­nes âgées de onze ans et plus, ciblées ou non ciblées par les recom­man­da­tions vac­ci­na­les ;

 admi­nis­tra­tion des vac­cins contre la covid-19 aux per­son­nes âgées de cinq ans et plus, ciblées ou non ciblées par les recom­man­da­tions vac­ci­na­les ;

 ins­crip­tion dans le carnet de santé ou le carnet de vac­ci­na­tion et le dos­sier médi­cal par­tagé de la per­sonne vac­ci­née ses nom et prénom d’exer­cice, la déno­mi­na­tion du vaccin admi­nis­tré, la date de son admi­nis­tra­tion et son numéro de lot ou à défaut, dans le dos­sier infir­mier avec déli­vrance à la per­sonne vac­ci­née d’une attes­ta­tion de vac­ci­na­tion avec trans­mis­sion de ces infor­ma­tions au méde­cin trai­tant.

V. - Prévention, évaluation et traitement de la plaie :

L’infir­mier prend en charge la pré­ven­tion, l’évaluation et le trai­te­ment de :

1° La plaie chro­ni­que, à l’exclu­sion de la plaie :
 du pied dia­bé­ti­que ;
 spé­ci­fi­que liée aux soins onco­lo­gi­ques et à la radio­thé­ra­pie ;
 pré­sen­tant une aggra­va­tion et une absence de cica­tri­sa­tion malgré les soins pro­di­gués ;

2° La plaie aigüe, à l’exclu­sion de la plaie :
 par brû­lure sur ter­rain à risque, com­pre­nant notam­ment les plaies sur les enfants de moins de 3 ans ;
 post-chi­rur­gi­cale ;
 péné­trante et acci­den­telle à proxi­mité d’un ori­fice ou d’un axe vas­cu­laire ;
 balis­ti­que ;
 affec­tant le visage ;
 de la main sauf si limi­tée à une der­ma­bra­sion super­fi­cielle sans perte de sen­si­bi­lité ou de motri­cité.

Les soins de plaies com­pren­nent :
 iden­ti­fi­ca­tion des exclu­sions, des situa­tions d’urgence ou de com­pli­ca­tions néces­si­tant une orien­ta­tion pour une prise en charge médi­cale ou en struc­ture spé­cia­li­sée ;
 obser­va­tion et carac­té­ri­sa­tion du lit de la plaie, incluant la réa­li­sa­tion éventuelle d’une série d’images et d’ico­no­gra­phies et l’iden­ti­fi­ca­tion du pro­ces­sus patho­lo­gi­que et du type de plaie ;
 ana­lyse étayée de la situa­tion glo­bale de la per­sonne dans toutes les dimen­sions incluant l’iden­ti­fi­ca­tion des fac­teurs de ris­ques de retard de cica­tri­sa­tion : l’équilibre gly­cé­mi­que (HbA1c), les signes d’infec­tion et de dénu­tri­tion, et les thé­ra­peu­ti­ques en cours ;
 véri­fi­ca­tion du statut vas­cu­laire (examen cli­ni­que du pied et de la jambe, pal­pa­tion des pouls), du degré d’anti­coa­gu­la­tion (INR), des neu­ro­pa­thies sen­si­ti­ves (pic-touche) et du statut vac­ci­nal ;
 admi­nis­tra­tion médi­ca­men­teuse de trai­te­ments antal­gi­ques de palier 1 excluant l’aspi­rine et les anti-inflam­ma­toi­res non sté­roï­diens (AINS) ;
 réa­li­sa­tion de soins incluant la pré­ser­va­tion de l’hydra­ta­tion cuta­née, les mobi­li­sa­tions, les mesu­res de décharge de la plaie, les conseils et l’adap­ta­tion de l’envi­ron­ne­ment ;
 réa­li­sa­tion de soins, sur­veillance et évaluation d’une plaie, d’une escarre, d’un ulcère cutané, d’une fis­tule ou d’une stomie ;
 réa­li­sa­tion de soins de net­toyage, déter­sion méca­ni­que et soins d’hygiène cuta­née de la plaie ;
 réa­li­sa­tion, sur­veillance, renou­vel­le­ment et retrait des pan­se­ments ;
 réa­li­sa­tion et mesure de l’index de pres­sion sys­to­li­que ;
 pose et chan­ge­ment, sans modi­fi­ca­tion de la force de com­pres­sion prévue dans la pres­crip­tion ini­tiale, de dis­po­si­tifs de com­pres­sion ou de conten­tion vei­neuse des­ti­nés à la pré­ven­tion et au trai­te­ment de la plaie en situa­tion cli­ni­que simple, sur la base de l’index de pres­sion sys­to­li­que ;
 sur­veillance des effets de la com­pres­sion et infor­ma­tion du méde­cin en cas de signe d’into­lé­rance ou de modi­fi­ca­tion cli­ni­que.

VI. - Orientation et collaboration interprofessionnelle :

 orien­ta­tion de la per­sonne dans son par­cours de soins, triage infir­mier incluant l’évaluation de la situa­tion, l’iden­ti­fi­ca­tion du niveau de recours, la com­mu­ni­ca­tion avec les pro­fes­sion­nels concer­nés et la tra­ça­bi­lité de cette orien­ta­tion ;
 élaboration de notes cli­ni­ques à des­ti­na­tion d’un autre pro­fes­sion­nel de santé ou d’un pair ;
 élaboration de fiches de liai­son détaillées pour docu­men­ter l’état de santé, les inter­ven­tions, et les résul­tats à des­ti­na­tion notam­ment d’un autre pro­fes­sion­nel de santé ;
 trans­mis­sion et évaluation du projet de soins infir­miers auprès des acteurs concer­nés ;
 cons­tat et rédac­tion de cer­ti­fi­cats de décès, selon les moda­li­tés pré­vues aux arti­cles D. 2213-1-1-4 et sui­vants du code géné­ral des col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­ria­les ;
 ini­tia­tion et contri­bu­tion à une concer­ta­tion plu­ri­dis­ci­pli­naire ;
 orien­ta­tion après un entre­tien d’accueil de la per­sonne ;
 col­la­bo­ra­tion et coor­di­na­tion des soins, dont le retour à domi­cile, dans des par­cours spé­ci­fi­ques, plu­ri­dis­ci­pli­nai­res et orga­ni­sa­tion­nels ;
 col­la­bo­ra­tion avec des pro­fes­sion­nels de santé pour mettre en œuvre et pla­ni­fier des soins mul­ti­dis­ci­pli­nai­res incluant notam­ment la récu­pé­ra­tion amé­lio­rée après chi­rur­gie (RAAC) ;
 col­la­bo­ra­tion notam­ment avec des patients experts, des média­teurs en santé, des pair-aidants et tout inter­lo­cu­teur adapté ;
 par­ti­ci­pa­tion et assis­tance aux acti­vi­tés de média­tion thé­ra­peu­ti­que ou psy­cho­thé­ra­peu­ti­que de sou­tien, indi­vi­duel­les ou grou­pées, en par­ti­cu­lier dans le cadre d’un entre­tien indi­vi­duel ou de séan­ces de groupe.

VII. - Surveillance et identification des complications :

 sur­veillance des per­fu­sions, sca­ri­fi­ca­tions et injec­tions ;
 repé­rage de la iatro­gé­nie ;
 sur­veillance des para­mè­tres bio­lo­gi­ques et cli­ni­ques de coa­gu­la­tion ;
 sur­veillance des cathé­ters, sondes et drains incluant les mon­ta­ges implan­ta­bles de dis­po­si­tifs médi­caux posés par un méde­cin ;
 sur­veillance des plaies, des pan­se­ments et des ban­da­ges ;
 sur­veillance de la per­sonne dans le cadre d’un suivi post-chi­rur­gi­cal immé­diat et d’un pro­gramme de récu­pé­ra­tion amé­lio­rée après chi­rur­gie (RAAC) ;
 sur­veillance et suivi du reten­tis­se­ment soma­ti­que et psy­cho­lo­gi­que chez la per­sonne prise en soins, notam­ment en situa­tion d’obé­sité et en post-chi­rur­gie baria­tri­que, et en onco­lo­gie ;
 sur­veillance et évaluation des enga­ge­ments thé­ra­peu­ti­ques qui asso­cient l’équipe soi­gnante, la per­sonne et son entou­rage.

VIII. - Education pour la santé et éducation thérapeutique :

 repé­rage, orga­ni­sa­tion et mise en œuvre d’actions d’éducation pour la santé et d’inter­ven­tions de pré­ven­tion et de dépis­tage ;
 réa­li­sa­tion d’ate­liers indi­vi­duels ou de groupe à visée socio-éducative et socio-thé­ra­peu­ti­que adap­tés ;
 pré­ven­tion, dépis­tage, orien­ta­tion, infor­ma­tion et conseils rela­tifs aux infec­tions sexuel­le­ment trans­mis­si­bles en fonc­tion des recom­man­da­tions en vigueur, infor­ma­tion sur la pro­phy­laxie pré-expo­si­tion et post-expo­si­tion (PrEP et Doxy-PeP) ;
 déli­vrance de contra­cep­tifs d’urgence uni­que­ment au sein des établissements sco­lai­res, des ser­vi­ces uni­ver­si­tai­res, des cen­tres de santé sexuelle, des cen­tres de santé et de média­tion en santé sexuelle, des cen­tres gra­tuits d’infor­ma­tion, de dépis­tage et de diag­nos­tic des infec­tions et des per­ma­nen­ces d’accès aux soins de santé ;
 entre­tien moti­va­tion­nel et d’accom­pa­gne­ment de la per­sonne, par­ti­cu­liè­re­ment en matière de santé sexuelle, écoute active bien­veillante, accom­pa­gne­ment de la per­sonne en situa­tion d’obé­sité dans la modi­fi­ca­tion dura­ble des habi­tu­des ali­men­tai­res, de l’acti­vité phy­si­que, accom­pa­gne­ment au sevrage taba­gi­que ;
 repé­rage et évaluation des ris­ques, accom­pa­gne­ment et orien­ta­tion en matière d’addic­tions ;
 pro­mo­tion d’outils et d’appro­ches com­plé­men­tai­res stan­dar­di­sées, notam­ment en matière d’addic­tions : acti­vité phy­si­que, tech­ni­ques de relaxa­tion, sou­tien des pro­ches ou groupe de parole ;

 ini­tia­tion et mise en œuvre de la démar­che d’éducation thé­ra­peu­ti­que, auprès de la per­sonne et de ses aidants, incluant le domaine de la santé men­tale et de la psy­chia­trie, et inté­grant :
1° L’élaboration d’un diag­nos­tic éducatif ;
2° La défi­ni­tion d’un pro­gramme per­son­na­lisé et la prio­ri­sa­tion des appren­tis­sa­ges ;
3° La pla­ni­fi­ca­tion et la mise en œuvre des séan­ces indi­vi­duel­les et col­lec­ti­ves ;
4° L’évaluation du pro­gramme, des com­pé­ten­ces acqui­ses et son réa­jus­te­ment ;

 appren­tis­sage, accom­pa­gne­ment et sou­tien moti­va­tion­nel, notam­ment dans le domaine de la santé men­tale et de la psy­chia­trie, pour :
1° L’adhé­sion aux pro­gram­mes et plans de soins ;
2° L’obser­vance thé­ra­peu­ti­que ;
3° Le déve­lop­pe­ment des com­pé­ten­ces d’auto-soins et d’adap­ta­tion ;
4° Le bon usage des dis­po­si­tifs médi­caux mini­mi­sant les ris­ques liés à la dépen­dance ;

 infor­ma­tion, aide à la rédac­tion et au recueil des direc­ti­ves anti­ci­pées, de la dési­gna­tion de la per­sonne de confiance et des mesu­res d’anti­ci­pa­tion en psy­chia­trie.

IX. - Recherche :

 rédac­tion de pro­to­co­les de soins infir­miers et contri­bu­tion à des pro­gram­mes de recher­che scien­ti­fi­que ;
 réa­li­sa­tion d’une évaluation de situa­tion dans le champ de la santé publi­que, notam­ment dans le cadre d’une situa­tion col­lec­tive.

*** Article 2 ***

Dans le cadre de son rôle propre et des don­nées acqui­ses de la science, l’infir­mier met en œuvre les inter­ven­tions et dis­pense les soins listés au pré­sent arti­cle ou en confie leur réa­li­sa­tion sous sa res­pon­sa­bi­lité, dans les condi­tions pré­vues par l’arti­cle R. 4311-5, à :

A. - Un aide-soignant, un auxiliaire de puériculture ou un accompagnant éducatif et social titulaire du diplôme d’Etat :

I. - Recherche et collecte de données :

 recueil des para­mè­tres obser­va­bles contri­buant à l’évaluation de l’état de santé de la per­sonne par tout moyen non-inva­sif, à l’exclu­sion des don­nées obte­nues par des moyens para­cli­ni­ques ;
 obser­va­tion et repé­rage de trou­bles du com­por­te­ment ;
 repé­rage et évaluation des ris­ques et des signes de mal­trai­tance et des vio­len­ces sexuel­les et sexis­tes ;
 recher­che des signes d’alerte pou­vant sur­ve­nir chez une per­sonne por­teuse d’un dis­po­si­tif d’immo­bi­li­sa­tion ou de conten­tion ;
 recueil d’échantillons bio­lo­gi­ques, hors pré­lè­ve­ment inva­sif d’urine, de salive et de selles.

II. - Mise en œuvre de soins :

 aide à la toi­lette, à l’hygiène bucco-den­taire, à l’ali­men­ta­tion, à l’hydra­ta­tion et à l’habillage ;
 soins de bouche avec appli­ca­tion de pro­duits non médi­ca­men­teux ;
 lever ou mobi­li­sa­tion de la per­sonne et aide à la marche ne fai­sant pas appel aux tech­ni­ques de réé­du­ca­tion ;
 ins­tal­la­tion de la per­sonne dans une posi­tion en rap­port avec sa patho­lo­gie, son han­di­cap ou son niveau de dépen­dance ;
 acti­vi­tés à visée socio­thé­ra­peu­ti­que ou socioé­du­ca­tive, accom­pa­gne­ment rela­tion­nel et écoute active non psy­cho­thé­ra­peu­ti­que ;
 véri­fi­ca­tion de la prise des médi­ca­ments sous forme non injec­ta­ble ;
 admi­nis­tra­tion en sprays de pro­duits non médi­ca­men­teux.

III. - Participation à la prévention, au repérage et à la surveillance :

 pré­ven­tion non médi­ca­men­teuse des throm­bo­ses vei­neu­ses, incluant la pose de bas de conten­tion ;
 par­ti­ci­pa­tion à la pré­ven­tion et sur­veillance du risque d’escar­res ;
 par­ti­ci­pa­tion à la sur­veillance et recom­man­da­tions rela­ti­ves à l’hygiène et à l’équilibre ali­men­taire ;
 par­ti­ci­pa­tion au suivi de l’élimination intes­ti­nale et uri­naire ;
 pré­pa­ra­tion et sur­veillance du repos et du som­meil.

B. - Un aide-soignant ou un auxiliaire de puériculture :

I. - Recherche et collecte de données :

 entre­tien d’accueil de la per­sonne et de son entou­rage ;
 recueil de tout para­mè­tre sus­cep­ti­ble de concou­rir à l’évaluation de l’état de santé phy­si­que et psy­chi­que et l’état de cons­cience de la per­sonne ;
 recueil d’échantillons de sang par cap­ta­tion capil­laire afin de réa­li­ser un examen gly­cé­mi­que de la per­sonne ;
 recueil asep­ti­que d’urines lors de situa­tions d’urgence, à l’exclu­sion du recueil par sonde uri­naire en vue d’un examen micro­bio­lo­gi­que ;
 par­ti­ci­pa­tion à la réa­li­sa­tion des tests à la sueur et recueil des sécré­tions lacry­ma­les.

II. - Mise en œuvre de soins :

 tech­ni­ques ou métho­des d’entre­tien de l’envi­ron­ne­ment de la per­sonne et pré­ven­tion des infec­tions asso­ciées aux soins ;
 aide à la prise des médi­ca­ments sous forme non injec­ta­ble ;
 lavage et irri­ga­tion ocu­laire et ins­til­la­tion de col­ly­res ;
 aspi­ra­tions des sécré­tions endo­tra­chéa­les sur ori­fice de tra­chéo­to­mie cica­trisé ;
 pose et chan­ge­ment de masque res­pi­ra­toire (VNI) en situa­tion chro­ni­que, hormis tout dis­po­si­tif d’insuf­fla­tion ou d’exsuf­fla­tion ;
 ven­ti­la­tion manuelle ins­tru­men­tale par masque ;
 vidange de dis­po­si­tif de recueil ;
 pré­pa­ra­tion de la per­sonne en vue d’un examen ou d’une inter­ven­tion chi­rur­gi­cale, notam­ment soins cuta­nés préo­pé­ra­toi­res ;
 par­ti­ci­pa­tion à la pro­cé­dure de désin­fec­tion et de sté­ri­li­sa­tion des dis­po­si­tifs médi­caux réu­ti­li­sa­bles ;
 uti­li­sa­tion d’un défi­bril­la­teur semi-auto­ma­ti­que et sur­veillance de la per­sonne placée sous cet appa­reil ;
 admi­nis­tra­tion en aéro­sols de pro­duits non médi­ca­men­teux.

III. - Prévention, repérage et surveillance :

 pré­ven­tion du risque d’escar­res ;
 repé­rage de para­si­to­ses exter­nes et soins aux per­son­nes attein­tes de celles-ci ;
 repé­rage d’ano­ma­lies liées aux sca­ri­fi­ca­tions, injec­tions et per­fu­sions ;
 repé­rage d’ano­ma­lies liées aux cathé­ters, sondes et drains ;
 sur­veillance et recom­man­da­tions rela­ti­ves à l’hygiène et à l’équilibre ali­men­taire ;
 sur­veillance des fonc­tions vita­les par des moyens non-inva­sifs et n’impli­quant pas le recours à des médi­ca­ments ;
 sur­veillance de l’élimination intes­ti­nale et uri­naire ;
 sur­veillance de la per­sonne ayant fait l’objet de ponc­tion à visée diag­nos­ti­que ou thé­ra­peu­ti­que ;
 sur­veillance de la per­sonne en assis­tance nutri­tive enté­rale ou paren­té­rale ;
 sur­veillance de la per­sonne sous dia­lyse rénale ou péri­to­néale ;
 sur­veillance de la per­sonne placée en milieu sté­rile ;
 sur­veillance de la per­sonne placée en cham­bre d’iso­le­ment ;
 sur­veillance de la per­sonne intu­bée, tra­chéo­to­mi­sée ou tra­chéo­sto­mi­sée ;
 sur­veillance des effets secondai­res des médi­ca­ments ;
 pré­ven­tion et par­ti­ci­pa­tion à l’évaluation de la dou­leur ;
 suivi de pro­gramme indi­vi­dua­lisé de pré­ven­tion.

*** Article 3 ***

L’infir­mier est habi­lité à conduire, en auto­no­mie, des consul­ta­tions infir­miè­res défi­nies à l’arti­cle R. 4311-3 et dans les domai­nes d’acti­vité et de com­pé­tence prévus à l’arti­cle R. 4311-2.

La consul­ta­tion infir­mière est repor­tée par l’infir­mier dans le dos­sier du patient.

Ces consul­ta­tions peu­vent être réa­li­sées en établissement de santé, en établissement médico-social, en cabi­net libé­ral, au domi­cile du patient ou dans toute autre struc­ture auto­ri­sée à dis­pen­ser des soins infir­miers.

Pour l’exer­cice libé­ral, le péri­mè­tre et les condi­tions de rem­bour­se­ment des consul­ta­tions infir­miè­res sont fixés par la conven­tion prévue à l’arti­cle L. 162-12-2 du code la sécu­rité sociale.

*** Article 4 ***

Dans le cadre de son rôle sur pres­crip­tion défini à l’arti­cle R. 4311-6, l’infir­mier met en œuvre les inter­ven­tions et dis­pense les soins listés au pré­sent arti­cle :

I. - Recueil de données cliniques :

 pré­lè­ve­ments non san­glants effec­tués au niveau de la peau, ou des muqueu­ses direc­te­ment acces­si­bles ;
 pré­lè­ve­ments et col­lecte de sécré­tions et d’excré­tions ;
 recueil asep­ti­que d’urines ;
 pré­lè­ve­ments de sang par ponc­tion vei­neuse ou capil­laire ou par cathé­ter vei­neux ou par ponc­tion arté­rielle pour gazo­mé­trie ;
 trans­mis­sion des indi­ca­tions tech­ni­ques se rap­por­tant aux pré­lè­ve­ments en vue d’ana­ly­ses de bio­lo­gie médi­cale ;
 mesure de la pres­sion vei­neuse cen­trale ;
 enre­gis­tre­ment d’électrocardiogrammes de plus de 12 déri­va­tions, d’électro-encé­pha­lo­gram­mes et de poten­tiels évoqués.

II. - Mise en œuvre de soins :

 injec­tions, per­fu­sions, sca­ri­fi­ca­tions, autres que celles men­tion­nées à l’arti­cle 5, et sai­gnées, ins­til­la­tions et pul­vé­ri­sa­tions ;
 sca­ri­fi­ca­tions et injec­tions des­ti­nées aux vac­ci­na­tions ne rele­vant pas de l’arti­cle 1er ;
 injec­tions et per­fu­sions, dans des cathé­ters et mon­ta­ges, de pro­duits autres que ceux men­tion­nés au deuxième alinéa de l’arti­cle 5, et de pro­duits ne contri­buant pas aux tech­ni­ques d’anes­thé­sie géné­rale ou loco­ré­gio­nale men­tion­nées à l’arti­cle R. 4301-10-1 ;
 pose et retrait d’un cathé­ter court, péri­phé­ri­que vei­neux ou intra-osseux ou d’une aiguille ou d’un tro­cart pour pré­lè­ve­ment ou per­fu­sion, éventuellement sous échographie ;
 retrait de cathé­ters vei­neux péri­phé­ri­ques longs et cathé­ters péri­ner­veux ;
 pose, chan­ge­ment et retrait de dis­po­si­tifs trans­cu­ta­nés et sur­veillance de leurs effets ;
 abla­tion de dis­po­si­tif médi­cal de répa­ra­tion cuta­née ;
 pose de conten­tion phy­si­que ou méca­ni­que ponc­tuelle ;
 abla­tion de dis­po­si­tif d’immo­bi­li­sa­tion et de conten­tion phy­si­que ou méca­ni­que ponc­tuelle ;
 chan­ge­ment de canule de tra­chéo­to­mie, le pre­mier chan­ge­ment étant effec­tué par un méde­cin ;
 renou­vel­le­ment et abla­tion des sys­tè­mes de tam­pon­ne­ment ;
 pose de sondes vési­ca­les ;
 pose de sondes à oxy­gène ;
 pose de sondes gas­tri­ques en vue de tubage, d’aspi­ra­tion, de lavage ou d’ali­men­ta­tion gas­tri­que ;
 pose de sondes rec­ta­les, lave­ments, extrac­tions de féca­lo­mes, pose et sur­veillance de goutte-à-goutte rectal ;
 ins­til­la­tion intra-uré­trale ;
 irri­ga­tion vagi­nale ;
 lavage de sinus par l’inter­mé­diaire de cathé­ters fixés par le méde­cin ;
 bains d’oreilles et ins­til­la­tions médi­ca­men­teu­ses ;
 soins de bouche avec appli­ca­tion de pro­duits médi­ca­men­teux et aide ins­tru­men­tale ;
 admi­nis­tra­tion en aéro­sols et pul­vé­ri­sa­tions de pro­duits médi­ca­men­teux ;
 admi­nis­tra­tion médi­ca­men­teuse, com­pre­nant la pré­pa­ra­tion et la dilu­tion préa­la­ble le cas échéant, sans pré­ju­dice des dis­po­si­tions pré­vues aux arti­cles 1er et 2 ;
 mise en œuvre et adap­ta­tion de trai­te­ments antal­gi­ques, dans le cadre de pro­to­co­les préé­ta­blis, écrits, datés et signés par un méde­cin, et inté­grés dans le dos­sier de soins infir­miers ;
 appli­ca­tion d’anes­thé­si­ques locaux ;
 par­ti­ci­pa­tion aux tech­ni­ques médi­ca­men­teu­ses et thé­ra­peu­ti­ques TENS (Trans Electro-neuro Stimulation) ;
 par­ti­ci­pa­tion aux tech­ni­ques d’anal­gé­sie par voie intra­thé­cale ;
 mise en œuvre des enga­ge­ments thé­ra­peu­ti­ques qui asso­cient le méde­cin, l’infir­mier et la per­sonne, et des pro­to­co­les d’iso­le­ment ;
 cures de sevrage.

III. - Traitement de la plaie :

 par­ti­ci­pa­tion aux tech­ni­ques de dila­ta­tion de cica­tri­ces ou de sto­mies ;
 appa­reillage et irri­ga­tion d’une plaie, d’une fis­tule ou d’une stomie ;
 sur­veillance et soins de plaies post-opé­ra­toi­res, incluant les plas­ties ;
 pose, renou­vel­le­ment, sur­veillance et retrait d’un Traitement par Pression Négative (TPN) ;
 pose de bande de conten­tion ou toute modi­fi­ca­tion thé­ra­peu­ti­que du trai­te­ment com­pres­sif en situa­tion à risque ou com­plexe ;
 adap­ta­tion des soins, hors pro­to­co­les stan­dards, pour prio­ri­ser les sou­haits et le confort de la per­sonne.

IV. - Surveillance :

 véri­fi­ca­tion du fonc­tion­ne­ment des appa­reils de ven­ti­la­tion assis­tée, en dehors du maté­riel de ven­ti­la­tion lié à l’anes­thé­sie, ou du moni­to­rage, contrôle des dif­fé­rents para­mè­tres et sur­veillance de la per­sonne placée sous ces appa­reils ;
 bran­che­ment, sur­veillance et débran­che­ment d’une dia­lyse rénale, péri­to­néale ou d’un cir­cuit d’échanges plas­ma­ti­que ;
 ins­tal­la­tion et sur­veillance des per­son­nes pla­cées sous oxy­gé­no­thé­ra­pie nor­mo­bare et à l’inté­rieur d’un cais­son hyper­bare ;
 suivi des patients dia­bé­ti­ques sous pompe à insu­line ;

 soins et sur­veillance des per­son­nes lors des trans­ports sani­tai­res :
1° Programmés entre établissements de soins ;
2° Dans le cadre de l’aide médi­cale urgente, para­mé­di­ca­li­sés, du lieu de la détresse vers un établissement de santé ou entre établissements de soins, effec­tués dans le cadre d’une unité mobile hos­pi­ta­lière para­mé­di­ca­li­sée (UMH-P) d’un SMUR ou dans le cadre d’une acti­vité au sein du ser­vice de santé et de secours médi­cal des sapeurs-pom­piers ou d’une entre­prise d’ambu­lance auto­ri­sée par l’ARS ;

 mise en œuvre, sur­veillance et évaluation des moda­li­tés de séda­tion pro­fonde et conti­nue.

*** Article 5 ***

L’infir­mier est habi­lité à accom­plir sur pres­crip­tion médi­cale écrite, qua­li­ta­tive et quan­ti­ta­tive, datée et signée, les actes et soins sui­vants, à condi­tion qu’un méde­cin puisse inter­ve­nir à tout moment :

 injec­tions et per­fu­sions de pro­duits d’ori­gine humaine néces­si­tant, préa­la­ble­ment à leur réa­li­sa­tion, lors­que le pro­duit l’exige, un contrôle d’iden­tité et de com­pa­ti­bi­lité obli­ga­toire effec­tué par l’infir­mier ;
 injec­tions de médi­ca­ments à des fins anal­gé­si­ques dans des cathé­ters péri­du­raux et intra­thé­caux ou placés à proxi­mité d’un tronc ou d’un plexus ner­veux, mis en place par un méde­cin et après que celui-ci a effec­tué la pre­mière injec­tion ;
 pré­pa­ra­tion, uti­li­sa­tion et sur­veillance des appa­reils de cir­cu­la­tion extracor­po­relle ;
 retrait de cathé­ters cen­traux et intra­thé­caux ;
 appli­ca­tion d’un garrot pneu­ma­ti­que d’usage chi­rur­gi­cal ;
 pose de dis­po­si­tifs d’immo­bi­li­sa­tion ;
 uti­li­sa­tion d’un défi­bril­la­teur manuel ;
 soins et sur­veillance des per­son­nes, en post-opé­ra­toire immé­diat, sous réserve des dis­po­si­tions pré­vues à l’arti­cle R. 4301-10-1.

*** Article 6 ***

L’infir­mier par­ti­cipe à la mise en œuvre par le méde­cin, dans des contex­tes orga­ni­sa­tion­nels plu­ri­pro­fes­sion­nels spé­ci­fi­ques, des tech­ni­ques sui­van­tes :

 pre­mière injec­tion d’une série d’aller­gè­nes ;
 enre­gis­tre­ment d’électroencéphalogrammes avec épreuves d’effort ou emploi de médi­ca­ments modi­fi­ca­teurs ;
 prise et recueil de pres­sion hémo­dy­na­mi­que fai­sant appel à des tech­ni­ques à carac­tère vul­né­rant autres que celles men­tion­nées à l’arti­cle 4 ;
 actions mises en œuvre en vue de faire face à des situa­tions d’urgence vitale ;
 explo­ra­tions fonc­tion­nel­les com­por­tant des épreuves phar­ma­co­dy­na­mi­ques, d’effort, de sti­mu­la­tion ou des tests de pro­vo­ca­tion ;
 contrôle en télé­sur­veillance de dis­po­si­tifs implan­ta­bles ryth­mo­lo­gi­ques ;
 adap­ta­tion des régla­ges de sti­mu­la­tion céré­brale pro­fonde ;
 abla­tion de drains pleu­raux ou médias­ti­naux ;
 réa­li­sa­tion de ponc­tion thé­ra­peu­ti­que ;
 pose de sys­tè­mes d’immo­bi­li­sa­tion après réduc­tion ;
 acti­vi­tés, en équipe plu­ri­dis­ci­pli­naire, de trans­plan­ta­tion d’orga­nes et de greffe de tissus ;
 acti­vi­tés à visée psy­chia­tri­que, notam­ment électroconvulsivothérapie et sti­mu­la­tion magné­ti­que trans­crâ­nienne.

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