IADE Inf Anesthésistes

Mobilisation IADE : 120 euros par mois

Le ministère a décidé d’attribuer unilatéralement une prime mensuelle de 120 euros brut à partir du 01.01.11 à tous les IADE de la Fonction Publique Hospitalière, pour tenter de mettre fin à sept mois de mobilisation IADE.

1er novembre 2010

Après des mois de manifestations IADE, le 07.10.10, la première proposition du cabinet de la ministre de la santé avait été refusée par l’ensemble des organisations syndicales : une prime de 131 euros brut à partir de juillet 2012, et seulement pour les infirmiers anesthésistes en fin de carrière qui opteraient pour la nouvelle catégorie A.

Les sept fédérations syndicales (CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, SNCH, SUD, UNSA) s’étaient entendues en intersyndicale pour demander 41 points de bonification indiciaire en NBI (192 euros) pour tous les IADE en activité dès le 1er décembre 2010. Au final, le ministère a décidé d’attribuer unilatéralement une prime mensuelle de 120 euros brut à partir du 01.01.11 à tous les IADE de la FPH.

Pour les IADE mobilisés, c’est une simple prime et d’un montant inférieur aux demandes. Mais pour les autres salariés, c’est surtout un exemple de mobilisation réussie, avec une réponse salariale conséquente : nous ne pouvons que regretter que l’ensemble des infirmières n’ait pas su se mobiliser pour faire reconnaitre la pénibilité.

Nous considérons cette prime comme une mesure transitoire, en attendant une nouvelle revalorisation de la grille indiciaire des infirmières anesthésistes qui devra suivre la reconnaissance du niveau master de cette formation par le ministère de l’enseignement supérieur.

"C’est un rendez-vous manqué", a indiqué à l’APM son représentant Thierry Amouroux, secrétaire général du Syndicat national des professionnels infirmiers (SNPI), affilié à la CFE-CGC. "Une proposition commune avait été portée par sept organisations syndicales, qui était raisonnable". "Une profession mobilisée depuis sept mois attend mieux que 100 euros net par mois".

"Il y a eu un pas de fait sur la date d’effet (janvier 2011 au lieu de juillet 2012) et le nombre d’IADE concernés (tous au lieu de simplement ceux en fin de carrière) mais c’est notoirement insuffisant", a déclaré Thierry Amouroux. "Nous sommes déçus : mégoter sur le montant (120 euros au lieu de 192) et surtout sur la nature cette somme (contrairement à une prime, la NBI est prise en compte pour la retraite) pour une profession qui ne compte que quelques milliers d’agents n’est pas une position gouvernementale responsable".

Chaque semestre d’étude doit être reconnu au niveau salarial, à hauteur de 25 points d’indice. Pour le Secrétaire Général du SNPI CFE-CGC, le différentiel salarial entre un IDE et un IADE doit donc être de 100 points. La parution du dêcret indiciaire le 30.09.10 fait que la gouvernement ne bougera pas la grille IADE avant la reconnaissance master.

Or il n’était pas acceptable de se retrouver en janvier 2011 avec des grilles similaires pour des IDE bac + 3 qui auraient opté pour la catégorie A, et des IADE bac + 5 ! Il fallait donc une mesure transitoire pour maintenir un écart entre les IDE revalorisées et les IADE en attente de revalorisation. Sur un faible effectif comme les IADE, le ministère se devait de débloquer des fonds pour répondre au mouvement social animé depuis des mois par les IADE.

Les 41 points indiciaires demandés par les syndicats correspondent à la NBI (indices qui comptent pour la retraite) antérieurement attribuée à tous les IADE, avant leur passage en catégorie A en 2001, pour établir un différentiel salarial entre IDE et IADE (ainsi on ne gagne pas que quelques points d’indice "immédiatement supérieur" après avoir effectué 2 années d’études).

Lors la réunion, il n’a été négocié que l’aspect salarial de cette période intermédiaire. Pour l’universitarisation, les travaux de reconnaissance en master doivent déboucher en décembre 2010. Pour le SNPI CFE-CGC, chaque IADE actuellement en poste doit bénéficier de cette reconnaissance en master.

La remise en cause de la catégorie active est injustifiable, car les infrmières spécialisées sont déjà en catégorie A. Une hausse salariale n’a aucun effet sur la pénibilité du métier, qui est reconnue par des études objectives, et majorée par les gardes et le travail de nuit. Politiquement, cette pénibilité a été validée par deux fois : lors de la création de la grille indiciaire de 2001, puis par la réforme Fillon de 2003 (bonification d’un an tous les 10 ans).

Notre syndicat n’a pas signé les volets infirmiers du protocole, et les revendications des IADE cotisant au SNPI sont les mêmes : http://www.syndicat-infirmier.com/R...

Vous pouvez suivre nos positions dans les rubriques :
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Les objectifs salariaux réalistes du SNPI CFE-CGC

Le SNPI CFE-CGC est pour 4 grades dans la filière infirmière, avec des grilles qui prennent en compte les semestres d’études LMD
- IDE (Licence en 6 semestres) Proposition ministère : indices 379 à 680 IB (indices bruts) Proposition SNPI : indices 400 à 701
- puéricultrices (2 semestres après Licence) Proposition ministère : indices 444 à 730 IB Proposition SNPI : indices 450 à 750
- IBODE (3 semestres après Licence) Proposition ministère : indices 444 à 730 IB Proposition SNPI : indices 475 à 775
- IADE (4 semestres après Licence) Proposition ministère : indices 460 à 766 IB Proposition SNPI : indices 500 à 800

- Chaque grade devrait être sur le modèle d’un premier échelon d’un an, suivi d’échelons de trois ans, représentant un gain de 30 points par échelon
- Avancement au grade supérieur à partir du 5ème échelon avec 10 ans de SE (Service Effectif dans le grade) pour aller sur l’indice supérieur de la grille suivante (ex une IDE à l’indice 520 du 1er grade passe à l’indice 540 du 2ème grade)
- Grille linéaire pour les IADE
- Chaque semestre d’étude doit être reconnu au niveau salarial, à hauteur de 25 points d’indice.

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